Aynur Ekiz,Ayvaz Çolakoğlu
26 Octobre 2018•Mise à jour: 26 Octobre 2018
AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan a indiqué que l'énergie et l'attention de la Turquie seront dorénavant orientées vers l'Est de l'Euphrate.
Erdogan s'exprimait, vendredi, lors d'une réunion des cadres du parti de la Justice et du Développement (Ak Parti), tenu au siège du parti à Ankara.
Il a affirmé que la Turquie ne laissera plus traîner les choses à Manbij, dans le Nord de la Syrie, où dans le cadre d'une feuille de route signée entre la Turquie et les Etats-Unis, les terroristes du YPG/PYD, qui occupe cette région, devaient s'en retirer.
Un engagement qui n'a pas été respecté par les Américains, a rappelé le chef de l'Etat turc.
"Les Etats-Unis font traîner les choses à Manbij. Tôt ou tard, ce problème sera résolu comme nous le souhaitons", a-t-il tout d'abord souligné, avant de poursuivre, "dorénavant, nous ne voulons plus nous attarder sur Manbij, mais orienter notre attention et notre énergie vers l'Est de l'Euphrate".
"La Turquie est menacée par une organisation terroriste (YPG/PYD) à l'Est de l'Euphrate. Nous ne menaçons personne, mais nous n'autoriserons pas non plus que des choses susceptibles de menacer notre sécurité se déroulent à nos frontières", a-t-il martelé.
La Turquie avait lancé une première opération militaire à Jarablus, dans le Nord de la Syrie, appelée Bouclier de l'Euphrate, puis une seconde à Afrin, toujours dans le Nord de la Syrie, appelée Rameau d'Olivier, dans l'objectif de briser la continuité territoriale que souhaitait constituer l'organisation terroriste YPG/PYD, dans les territoires qu'elle occupe dans le Nord de la Syrie.
Après avoir expliqué le contexte, Erdogan a déclaré, "nous avons défait le corridor de la terreur. Nous ne lui permettrons pas de se reconstituer. C'est notre ligne rouge".
Erdogan a notamment rappelé que son pays était favorable d'une solution politique à la crise syrienne.
"Nous n'avons qu'un seul objectif dans la crise syrienne, c'est de trouver une solution politique, durable, juste, démocratique, garant de l'intégrité territoriale et qui prend en compte toutes les factions de la société", a-t-il assuré.
Après avoir parlé des succès remportés par la diplomatie turque au niveau international, il a évoqué le cas d'Idlib en Syrie, "depuis la signature de l'accord sur Idlib, le calme et la sérénité règnent dans cette région", a-t-il affirmé.
Le leader turc a notamment assuré qu'après les troubles financiers de ces derniers mois, l'économie turque s'est stabilisée.
"Nous avons mis en échec les plans de ceux qui ne sont pas parvenus à faire plier la Turquie avec les tensions sociales, les chaos politiques, les tentatives de putsch et les organisations terroristes", a-t-il insisté.