Ahmed al-Masry
17 Février 2017•Mise à jour: 18 Février 2017
AA/ Riyad
Le président turc Recep Tayyip Erdogan, a déclaré que le référendum prévu en avril prochain au sujet du système présidentiel prouve que la Turquie ne veut pas du califat, même sous une forme modernisée.
Erdogan a tenu ces propos dans un entretien diffusé par la chaîne saoudienne Al-Arabiya, lors de sa visite à Riyad, dans le cadre d’une tournée dans le Golfe entamée au dimanche dernier au Bahreïn, et clôturée mercredi au Qatar.
A une question sur un éventuel rêve turc du califat sous une forme modernisée, Erdogan a rétorqué que son pays « ne veut absolument pas devenir un califat ».
Il a ajouté: « Le monde est dans une spirale de transformations et de changements rapides. C’est dans ce contexte que nous évoquons aujourd'hui le système de gouvernement que nous souhaitons. Comme vous le savez, la Turquie compte organiser un référendum sur le système présidentiel. Or ce système ne comprend absolument pas ce que vous avez cité ».
«Il s’agit de permettre aux gens de vivre librement et d'exprimer librement leur opinion. Le peuple doit profiter des potentialités de l’Etat de manière équitable. Il s’agit également d'élever le niveau de l'éducation, de la santé et de la justice, afin de rassurer le peuple et lui permettre d’être confiant. C’est à cela qu’aspire la Turquie », a noté Erdogan.
Il a poursuivi : «la Turquie est aujourd’hui très avancée dans tous les secteurs mentionnés. Elle est désormais compétitive [dans ces domaines] et même supérieure à plusieurs pays européens. Tout le monde est libre d'exprimer son opinion et de voter, et personne n’est jugé pour ses choix. Nous avons baissé l'âge minimal pour se porter candidat au gouvernement et au Parlement. Et la majorité électorale est désormais fixée à 18 ans ».
Le référendum sur les amendements constitutionnels aura lieu le 16 avril prochain, en Turquie.
Le Journal officiel turc a publié, le 11 février courant, la loi ouvrant la voie à la tenue d’un référendum sur le système présidentiel.
Le Parlement turc avait approuvé, le 21janvier dernier, un projet d'amendement constitutionnel présenté par le Parti de la Justice et du Développement [AK Parti, au pouvoir], comprenant le passage du système parlementaire au système présidentiel.