İlhan Toprak,Tuncay Çakmak
06 Janvier 2017•Mise à jour: 07 Janvier 2017
AA - Sanliurfa (Turquie) - Tuncay Çakmak
Le président de la République de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré que les terroristes, quel que soit le groupe auquel ils appartiennent, paieront très cher le prix des attaques commises contre la Turquie et a, une nouvelle fois, critiqué la politique des Etats-Unis en Syrie et en Irak.
Le président turc s’exprimait, vendredi, lors d’une cérémonie d’inauguration de plusieurs projets dans la ville de Sanliurfa, dans le sud de la Turquie.
Il a tout d’abord présenté, une nouvelle fois, ses condoléances aux deux martyrs de l’attaque survenue jeudi à Izmir, dans l’ouest du pays. Des terroristes prévoyaient d’attaquer le palais de justice de la ville, mais ont été repérés par un policier qui s’est sacrifié pour leur barrer la route. Il a perdu la vie, ainsi qu’un employé du palais de justice, dans les affrontements avec les terroristes.
"Après le PKK c'est Daech, après Daech c'est FETO, puis une autre organisation terroriste. Plus personne ne peut ignorer le fait que ces groupes terroristes s'alimentent les uns les autres. Ils sont armés, renforcés et orientés par certains contre la Turquie. Ils pensent nous faire plier ainsi, mais ils se trompent. Jamais dans notre Histoire nous n'avons fui », a-t-il lancé.
Pour Erdogan, des forces extérieures instrumentalisent les organisations terroristes et se servent d’elles pour attaquer la Turquie.
"Vous connaissez l’expression suivante : le courageux résiste, le lâche se cache. Ceux qui n’ont pas le courage de nous affronter directement, nous menacent avec les groupes terroristes. Ils ont vu la nuit du 15 juillet que ce peuple ne fuit pas, il se sacrifie, mais il ne plie pas", a-t-il ajouté.
"Ils (les terroristes) paient cher le prix de chaque martyr que nous perdons. Désormais, ils ne peuvent plus venir de Syrie ou du Mont Kandil (Irak) pour nous attaquer sur notre sol. Que ce soit le PKK ou le PYD, ceux qui menacent la Turquie avec le terrorisme vont le payer très cher", a-t-il ensuite affirmé.
Le président turc a expliqué que les opérations turques en Syrie dans le cadre de l’opération "Bouclier de l’Euphrate" sont une réponse aux attaques terroristes sur le sol turc.
"Pourquoi sommes-nous à Jarablus, à al-Bab ? C’est pour leur faire payer ces attaques contre notre pays et nos citoyens. Ceux qui attaquent la prospérité de mon peuple ne pourront échapper à notre vengeance", a-t-il insisté.
Le chef de l’Etat a ensuite critiqué la politique américaine dans la région.
Il a dénoncé le manque de soutien de ses alliés et de la Coalition Internationale dans les opérations contre Daech.
"Le véritable projet de ceux qui prétendent combattre Daech a été dévoilé une fois que nos soldats ont commencé à combattre les terroristes en Syrie. Ceux qui nous reprochaient de ne pas combattre Daech, nous demandent aujourd’hui de ne pas avancer trop loin. Pas question, nous irons aussi loin qu’il faut pour nettoyer la région de ces terroristes", a-t-il fait savoir.
"Pour mettre la Turquie en difficulté, l'opération de Mossoul a d'abord été lancée, puis ralentie; et l'opération de Raqqa a été ajournée. Pour quelle raison ? Daech est présent là-bas, pourquoi ne pas lutter contre? Pourtant, il était prévu de mener ces opérations simultanément. Les plans ont été changés dès que la Turquie a commencé à obtenir des résultats. Nous ne nous arrêterons pas jusqu'à ce qu'al-Bab et Manbij et les autres régions soient nettoyées des organisations terroristes", a-t-il encore assuré.