Zahir Ajuz
06 Juillet 2016•Mise à jour: 06 Juillet 2016
AA / Istanbul / Zahir Ajuz
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dit que "l’organisation terroriste de Daech qui instrumentalise la religion islamique a poussé l’outrecuidance jusqu’à attaquer la sainte mosquée du Prophète", qualifiant ladite organisation de «poignard qui transperce le cœur des Musulmans».
Le président turc commentait, les attentats terroristes qui ont secoué, au cours des derniers jours, plusieurs pays musulmans, dont l’Arabie saoudite.
Erdogan prononçait une allocution au cours d’une cérémonie organisée, mardi, au Centre des Conférences de la ville d’Istanbul, à l’occasion de la célébration de la fête de l’Aid el-Fitr.
«Une quelconque partie qui soutiendrait Daech sous le prétexte de l'intolérance sectaire ou en raison d’autres allégations, st considérée comme partenaire de l’organisation dans ses crimes perpétrés», a-t-il ajouté.
«Les organisations terroristes (PKK, PYD, Daech) ont commis des opérations terroristes dans notre pays et dans le monde islamique au cours du mois béni du Ramadan, ils ont provoqué l’effusion du sang des innocents et les derniers actes terroristes perpétrés à Istanbul en Irak, à Djeddah et à Médine nous ont causés une grande tristesse », a-t-il poursuivi.
«Les Musulmans font face à trois grands drames, en l’occurrence, l’intolérance sectaire, la discrimination ethnique et le terrorisme », a dit Erdogan, critiquant à ce propos certains partis politiques qui se disent représentatifs des Kurdes en Turquie.
Concernant la lutte contre l’organisation terroriste du PKK, Erdogan a relevé que les forces de sécurité, qui ont payé un tribut de 600 martyrs, sont parvenues à éliminer plus de sept mille terroristes dans plusieurs régions du Sud et de l’Est du pays.
«Les opérations se poursuivront jusqu’à l’éradication de cette organisation », a-t-il lancé.
S’agissant de la naturalisation des réfugiés syriens présents sur le sol turc, Erdogan a critique certains hommes politiques turcs qui s’opposent à cette mesure.
«Certains hommes politiques estiment que l’octroi de la nationalité [aux Syriens] n’est pas une chose simple, je leur dis que nous allons naturaliser ces opprimés à travers une action coordonnée avec notre gouvernement, dès lors que parmi eux figurent des gens hautement qualifiés », a-t-il conclu.