Adam Abu Bashal,Tuncay Çakmak
15 Août 2017•Mise à jour: 15 Août 2017
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
La 11ème édition de la Formation pour le Journalisme de Guerre, proposée en partenariat par l’Agence Anadolu (AA), l’agence turque de Coopération et de Coordination (TIKA) et l’Académie de Police turque, a débuté à Ankara.
Les stagiaires, qui deviendront des correspondants travaillant dans des conditions de guerres, de catastrophes naturelles ou d’autres situations extraordinaires, sont formés par les meilleurs experts policiers et militaires de Turquie et d’autres pays.
Cette session est particulière car elle accueille 25 stagiaires de pays différents: Turquie, Ukraine, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Géorgie et Irak.
Des cours théoriques et pratiques sont dispensés par des journalistes expérimentés de l'AA, ainsi que par des experts de l'Académie de police et de la Direction de la gestion des catastrophes et des urgences (AFAD).
Les cours portent sur plusieurs thèmes, dont, notamment "les catastrophes naturelles en tant que sujet d’information, localisation et lecture des cartes, opérations aériennes et maritimes, attaques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, théorie de guerre et terminologie, les réfugiés et les camps d’accueil, stratégies de dissuasion et manipulation, législation de guerre, et la gestion médiatique et l’éthique de publication en cas de situation extraordinaire".
Les futurs correspondants de guerre seront aussi formés à l’intervention d’urgence et à l’utilisation des équipements en cas de violences ou contestations sociales.
Le programme a débuté, lundi, au campus de l'Académie de Police à Anittepe, Ankara.
"Entre 1992 et 2016, 1210 journalistes ont été tués à travers le monde, dont 928 dans 20 pays qui concentrent la majorité des conflits et violences. D’après les données de l’Organisation Internationale de protection des journalistes, en moyenne 43 journalistes sont tués chaque année pendant l’exercice de leur fonction", a déclaré le Coordinateur adjoint de l'Académie de Journalisme de l'AA, Hayri Cetinkus, lors de son allocution de bienvenue.
Cetinkus a également présenté l’Agence Anadolu aux futurs correspondants de guerre: l’AA possède des bureaux dans 39 pays dans le monde et est représentée dans 97 pays. Elle a des abonnés dans 45 pays et ses employés sont de 107 origines différentes. L’AA diffuse dans 13 langues.
"La Turquie, du point de vue journalistique, se trouve dans une zone géographique très difficile. Tout autour de nous se trouvent l'Iran, le Moyen-Orient, l'Afrique du Nord, le Caucase et les Balkans. Pour cette raison, il est essentiel de proposer ce genre de formations dans notre région", a-t-il expliqué.
Pour sa part, le Coordinateur des Projets de la TIKA, Mustafa Hasim Polat, a expliqué que la TIKA réalise des projets dans 150 pays à travers le monde et qu’elle possède des bureaux dans 56 pays.
"Nous avons voulu partager cette expérience avec vous car il est important que la vérité soit connue en temps de guerre. Les journalistes ne doivent pas oublier qu’ils sont avant tout des êtres humains", a-t-il déclaré.
Mehmet Ozturk, Directeur de la publication des Langues du Monde de l’AA, a attiré l’attention des stagiaires sur le caractère humanitaire de la Turquie.
"La Turquie est le pays le plus généreux du monde par rapport au PIB national. L’Académie de journalisme bénéficie de l’expérience de l’AA qui aura bientôt 100 ans", a-t-il expliqué.