AA/ Yaoundé/ Peter Kum
Le président de la Confédération Africaine de Football « CAF», a démenti, mardi à Yaoundé, les dernières rumeurs faisant état de son interrogation par la police suisse, en lien avec l’affaire des hauts responsables de la Fédération internationale du Football « FIFA », arrêtés en Suisse pour « corruption ».
Dans un entretien téléphonique, mardi, avec Anadolu, le numéro 1 du football africain a reconnu avoir entendu la rumeur lorsqu’il était à Paris « J’ai appris cette rumeur tout comme vous, car je n’ai jamais été notifié par la police. Elle m’a vu sortir de l’aéroport. Quand la police a fait interruption dans notre hôtel, mercredi dernier, je n’ai jamais été inquiété par la police suisse ou par qui que ce soit. »
Dénonçant les parties qui se trouvent derrière la rumeur, Hayatou a indiqué : « La presse camerounaise et la presse anglaise, ces deux presses racontent des choses sur mon compte, mais ça ne fait rien, c’est aussi ça la vie. »
Pour le président de la CAF, cela fait près de 20 ans que ces deux presses racontent « des histoires » sur lui.
«Elles ont écrit que la police est venue me chercher, mercredi dernier et qu’elle m’a interrogé pendant 9 heures, cela m’amuse. Personne ne m’a entendu », a-t-il ajouté.
Les autorités suisses ont annoncé, mercredi dernier, l’arrestation d'une demi-douzaine de hauts responsables de la Fédération Internationale de Football (FIFA) en attendant leur extradition, à la demande de la justice américaine, dans le cadre d’une enquête judiciaire.
Le communiqué y afférent expliquait que «les autorités américaines soupçonnent ces responsables d’être impliqués dans divers faits de corruption à partir de 1991, de l’ordre de plusieurs dizaines de millions de dollars».
L'acte d'accusation cible, au total, 14 personnes : Neuf responsables du football mondial et 5 responsables de marketing sportif, mais seules les personnes arrêtées se trouvaient mercredi en Suisse.
Issa Hayatou a, en outre, salué le soutien apporté par les fédérations africaines à Sepp Blatter, président de la FIFA.
« Avec Blatter, le partage est équitable. Toutes les fédérations à travers le monde ont le même quota, qu’elles soient petites ou grandes. Cette équité fâche certains qui pensent qu’il faut donner plus de moyens aux fédérations les plus importantes que les fédérations les plus petites. Et l’Afrique est très consciente de cette situation et elle voit ses infrastructures se développer et son football se développer », a conclu Hayatou.