Wafae El Baghouani
20 Avril 2026•Mise à jour: 20 Avril 2026
AA / Istanbul / Wafae El Baghouani
Le milliardaire américain Elon Musk ne s'est pas présenté, lundi, à sa convocation devant la justice française dans le cadre d'une enquête préliminaire visant sa plateforme de réseau social X (anciennement Twitter), a annoncé le parquet de Paris.
Dans un communiqué diffusé ce 20 avril, le ministère public a indiqué « prendre acte de l'absence des premières personnes convoquées », tout en précisant que cette défection « n'est pas un obstacle à la poursuite des investigations ».
La procédure, ouverte en janvier 2025, est conduite par l'unité nationale cyber de la gendarmerie. Elle cible Elon Musk et l’ancienne directrice générale de la plateforme, Linda Yaccarino, en leurs qualités de « gérants de fait et de droit ».
L'enquête, dont les investigations sont menées par l'unité nationale cyber de la gendarmerie, vise à déterminer si la plateforme X a enfreint la législation française sur plusieurs volets jugés critiques. Les autorités examinent notamment une possible complicité de diffusion d'images pédopornographiques, ainsi que l'usage des outils d'intelligence artificielle du réseau social pour la création de « deepfakes » à caractère sexuel, réalisés sans le consentement des victimes. Face à ces griefs, le parquet de Paris a réitéré l'obligation pour la firme américaine de se conformer strictement au droit national sur le territoire français.
« Attaque politique » selon Musk
Si le lieu et l'heure de la convocation étaient restés confidentiels pour des raisons de sécurité et de sérénité judiciaire, le propriétaire de X a réagi publiquement en dénonçant une « Attaque politique ».
De son côté, le parquet de Paris a rappelé que la plateforme X « doit bien évidemment se conformer à la législation française sur le territoire français ».
L'enquête se poursuit pour examiner les responsabilités pénales liées à la modération des contenus et au contrôle des outils technologiques mis à disposition par le réseau social.