AA - Ankara - Şeyma Tahan
Les personnes âgées ayant un odorant moins développé ont plus de risque de décéder dans un laps de temps de 4 années, selon une étude américaine.
Pour arriver à cette conclusion les scientifiques de l'Université de Columbia ont fait sentir une quarantaine d'odeurs à 1169 participants de 65 ans ou plus.
Tandis que les participants identifiaient les odeurs grâce à une liste à choix multiples, les chercheurs ont analysé leurs données et leurs modes de vie.
Les chercheurs ont constaté que 349 personnes dotés d'un mauvais odorat sont décédés dans les quatre ans suivant le test.
"Le risque de décès a augmenté progressivement à mesure que les performances au test d'odorat diminuaient. Il était plus élevé chez les participants ayant le plus mauvais odorat, même après avoir pris en compte les autres paramètres », a expliqué le Dr Davangere Devanand, co-auteur de l'étude.
"Cette étude ne concernent que les personnes âgées, la question est désormais de savoir si ce risque se retrouve chez les adultes ayant une mauvais identification des odeurs", indique-t-il.
La baisse de l'odorat pourrait ainsi être un signe d'une maladie grave non diagnostiquée, mais aussi entraîner des accidents de la vie courante.
Les personnes âgées avec un odorat plus faible risquent d'avaler de la nourriture avariée sans s'en rendre compte ou encore de s'intoxiquer à cause d'une fuite de gaz ou d'un incendie, selon les scientifiques.
L'étude a été publiée dans le journal "Annals of Neurology".