James Tasamba
13 Août 2026•Mise à jour: 13 Août 2026
Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo (RDC) ont enregistré un décès lié au virus Ebola dans une province qui n’était jusqu’à présent pas touchée par l’actuelle épidémie, a annoncé jeudi le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC).
Ce décès porte à six le nombre de provinces affectées par l’épidémie.
Le cas concerne un patient décédé dans la capitale de la province du Bas-Uele, Buta, après avoir développé des symptômes hémorragiques compatibles avec une infection au virus Ebola, a déclaré Jean Kaseya, directeur général de l’Africa CDC, lors d’une conférence de presse en ligne depuis Bangui, la capitale de la République centrafricaine.
Selon lui, le patient s’était rendu depuis la province du Haut-Uele, déjà touchée par l’épidémie, vers le Bas-Uele, où il aurait transmis le virus. Alors que cinq provinces étaient jusque-là concernées, l’épidémie s’est désormais étendue à une sixième province.
Le dernier rapport de situation fait état de 4 449 cas confirmés, dont 2 061 décès, depuis la déclaration de l’épidémie en mai.
Selon des informations rapportées par les médias, la dernière victime était un conducteur de taxi-moto qui s’était rendu dans plusieurs établissements de santé avant son décès, suscitant des inquiétudes quant au nombre de personnes susceptibles d’avoir été exposées au virus.
Jean Kaseya estime que l’épidémie n’est pas sous contrôle et que sa propagation n’est pas contenue. Il a notamment souligné que plus de 63 % des décès surviennent au sein des communautés, plutôt que dans les centres de traitement.
L’épidémie touchait jusqu’à récemment cinq provinces : le Haut-Uele, l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Tshopo.
L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, provoquée par la souche du virus Ebola de Bundibugyo, où une transmission soutenue continue d’être observée.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré mercredi que, au rythme actuel, l’épidémie en RDC est « en passe de dépasser » celle qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016.
L’épidémie actuelle constitue déjà la deuxième plus importante épidémie d’Ebola jamais enregistrée et se propage plus rapidement que toutes les précédentes, selon le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani