AA/ Conakry/ Oumar M'boh
La préfecture de Télimélé (dans le nord-ouest du pays), touchée depuis le 1er mai par l’épidémie d’Ebola a jusque-là totalisé 114 cas, dont huit meurtriers et cinq guéris, selon des sources médicales jointes, lundi, par Anadolu.
La même ville abrite depuis mercredi dernier, une campagne de sensibilisation aux moyens de lutte contre l’épidémie, animée par des leaders religieux, au secrétariat général aux affaires religieuses. Cette campagne de sensibilisation qui se poursuivra jusqu’à le 25 juin prochain, permettra aux religieux venus de la capitale et de l’intérieur du pays, d’inculquer au public les méthodes susceptibles de lutter contre la propagation du virus.
La recrudescence d’Ebola a également été enregistrée à Kouroussa, dans le nord-ouest du pays, où plusieurs malades affectés par le virus et des garde-malades ont trouvé la mort, selon une source médicale ayant exigé l’anonymat, de la direction préfectorale de la santé de la même ville.
Les derniers chiffres fournis par l’Organisation mondiale de la santé OMS, font état de 208 décès avec 328 cas suspects, depuis la réapparition de l’épidémie, en Guinée-Conakry, en février dernier.
La fièvre hémorragique due au virus d'Ebola est l'une des maladies virales les plus virulentes connues chez l'homme. Avec un taux de létalité pouvant atteindre jusqu'à 90%, elle ne connaît pas, encore, de vaccin efficace. Repérée dans les années 1976 au Soudan et en RD Congo, elle a commencé, dès le 9 février dernier, à se manifester pour la première fois en Guinée. Depuis, Ebola s'est répandu dans d'autres pays limitrophes, faisant 135 morts sur 220 patients dans la sous-région, selon un communiqué de l'OMS.