Mourad Belhaj
30 Janvier 2021•Mise à jour: 01 Février 2021
AA / Téhéran
L'Iran a autorisé l'utilisation du vaccin russe contre le coronavirus Spoutnik V, dont la première livraison devrait être acheminée vers Téhéran cette semaine.
L'ambassadeur iranien à Moscou, Kazem Jalali, a déclaré, samedi, que la deuxième livraison du vaccin russe arrivera en Iran d'ici la fin février.
Dans la seconde phase, le vaccin sera produit conjointement par les deux pays, a déclaré Jalali, tout en soulignant sa sécurité et son efficacité.
La confirmation a été faite pour la première fois lors de la visite du ministre des affaires étrangères Javad Zarif à Moscou cette semaine, où il a déclaré que le vaccin avait été enregistré en Iran après avoir été approuvé par les autorités sanitaires du pays.
Produit par le centre Gamaleya du ministère russe de la santé, Spoutnik V a jusqu'à présent été approuvé dans 14 pays, même si les discussions à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se poursuivent à son sujet.
Le guide suprême iranien Ali Khamenei avait auparavant interdit l'importation de vaccins fabriqués au Royaume-Uni et aux États-Unis, les qualifiant de "totalement indignes de confiance".
Le pays le plus touché du Moyen-Orient s'est lancé dans une course contre la montre pour produire un vaccin local qui, selon les autorités, ne sera pas disponible pour une utilisation massive avant l'été.
La semaine dernière, le président Hassan Rouhani a déclaré qu'en dehors de la part de l'Iran dans la production de 16,8 millions de doses de vaccin, le pays cherchait à acheter des vaccins ailleurs, en faisant indirectement référence à la Russie.
La décision d'importer le vaccin fabriqué en Russie a toutefois suscité des inquiétudes.
Minoo Mohraz, membre de la Task Force nationale iranienne pour la COVID-19, a déclaré à un quotidien local que c'était de "mauvaise augure" pour le peuple iranien, car les informations sur l’efficacité du vaccin russe ne sont toujours pas disponibles.
L'Iran a jusqu'à présent enregistré 1,36 million de cas de contamination depuis l'apparition du virus en février de l'année dernière, avec plus de 57 000 décès.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj