AA - Moroni - Abouhariat Saïd Abdallah
Malgré les difficultés logistiques rencontrées à Moroni, une ONG saoudienne organise du 2 au 14 mars, pour la treizième fois, une caravane médicale et chirurgicale aux Comores, pour "soutenir les plus démunis qui n’ont pas les moyens de payer les interventions chirurgicales qui sont chères aux Comores", selon le responsable de cette caravane, dans une déclaration à Anadolu.
L’ONG saoudienne "World Assembly of Muslim Youth" (WAMY) a établi une caravane médicale au centre hospitalier national d’El-Maarouf depuis une semaine. C'est leur treizième intervention aux Comores, et leur première sur la principale île de ce pays. Cette mission est composée essentiellement de chirurgiens généralistes, des gynécologues, des spécialistes, d’anesthésistes et d’assistants médicaux. L'ONG (WAMY) prend en charge le matériel et les équipements, les médicaments et le transport aérien, pendant que l’ONG "Agence africaine musulmane" (AAM) qui collabore avec eux sur cette mission prend en charge le logement, la restauration et les déplacements locaux.
"Jusqu’aujourd’hui lundi, nous avons fait 200 interventions chirurgicales à raison de vingt interventions par jour et nous avons fait plus de six cent consultations " se félicite Ibrahim G. Al-Girmi, directeur exécutif du comité médical.
Abdoulhamid Mohamed, vient de subir une intervention chirurgicale. Âgé de 23 ans, il dit avoir attendu cette mission pour se faire opérer une hernie car aux Comores, l’intervention chirurgicale est trop chère.
« On m’a demandé de payer 600 euro pour me faire opérer alors qu’avec cette mission, je n’ai rien payé du tout » déclare ce patient, soulagé.
Selon Tarek Saïd Habib, généraliste et chef de la délégation, la plupart des interventions concerne la hernie, la prostate, la gorge le fibrome et la fertilité féminine. Il faut savoir, cependant, que cette mission humanitaire rencontre divers problèmes.
"Nous rencontrons des problèmes d’oxygène qui est coûteux aux Comores, la machine pour l’anesthésie ne fonctionne pas bien et des fois nous pratiquons l’anesthésie à l’ancienne, ce qui ne facilite pas la tâche. En plus le matériel chirurgical est ancien et ne fonctionne pas bien, ce qui retarde notre travail" regrette Tarek Saïd Habib.
« Or l’oxygène est primordial pour l’anesthésie », renchérit Ibrahim G. Al-Girmi qui souligne qu’au centre hospitalier national d’El-Maarouf, il n’y a pas d’instruments pour les interventions pédiatriques. « Nous avons eu à utiliser des instruments chirurgicaux destinés aux adultes pour des cas pédiatriques » regrette-t-il.
L’ONG "WAMY" intervient dans plusieurs pays musulmans et africains avec des représentants dans une centaine de ces pays. Une étude, préalablement établie, détermine à chaque fois, en fonction de la cherté des interventions chirurgicales par rapport au niveau de vie, une nouvelle destination. Les médecins qui y travaillent sont des volontaires d’origines saoudiennes, palestiniennes et égyptiennes.