1 23
22 Août 2017•Mise à jour: 22 Août 2017
AA/Marib
Le mouvement «Ansar Allah» [houthi] a accusé, mardi, son allié, l’ancien président yéménite Ali Abdallah Salah, d’effectuer des transactions suspectes pour provoquer des perturbations et servir les ennemis (en allusion à la coalition arabe).
Le conseil politique des Houthis a indiqué, dans un communiqué diffusé sur le site de la chaîne « Al-Massira » que « les transactions suspectes visent à provoquer des perturbations et servir l’escalade dangereuse des ennemis », en allusion aux activités du parti de Salah à Sanaa et à des initiatives précédentes de paix, faites par le parti individuellement.
« Les initiatives ne se font pas d’une manière individuelle mais collective », poursuit le communiqué dans le contexte d’une initiative menée par des députés pro-Salah, qui accorde aux Nations Unies les prérogatives de mettre en place des mécanismes permettant de contrôler tous les passages frontaliers terrestres et maritimes yéménites.
Le communiqué a signalé, entre autres, l’existence d’un plan dangereux visant à décomposer le front interne, soulignant « la nécessité d’insuffler un sang nouveau dans le secteur de la magistrature pour régler les comptes des traitres », au moment où le parti de Salah refuse tout changement initié par les Houthis dans le secteur de la magistrature.
Il a ajouté que « le ministre du pétrole (du parti de Salah, dans leur gouvernement non reconnu à l’échelle internationale) refuse de transférer les revenus financiers à la Banque Centrale.
La capitale Sanaa connait une tension sans-précédent entre les deux parties de la coalition « Houthi-Salah », au moment où l’aile de Salah au parti du « Congrès du Peuple » s’apprête à fêter le 35ème anniversaire de sa fondation, jeudi prochain, tandis que les houthis appellent leurs partisans à se rassembler aux entrées de Sanaa, le même jour, sous le slogan « l’escalade contre l’escalade ».
Le secrétaire général du parti « le Congrès du Peuple », Arif al-Zoka, avait évoqué, dans un discours adressé aux partisans de son parti, dimanche, les causes de la crise entre le parti et les houthis.
Il avait fait état d’un «vol de 4 milliards de dollars par les houthis des caisses de l’Etat, la domination continue du comité révolutionnaire des houthis et l’interdiction faites à des ministres d’entrer aux ministères (dans le gouvernement houthi-Salah non reconnu à l’échelle internationale).
Al-Zoka avait également accusé les houthis de bloquer le processus de désignation du commandant des forces de la Garde républicaine, fidèle à Salah.