AA/Sanaa
Cinq personnes ont été tuées dans un attentat-suicide, suspecté d'avoir été perpétré par des insurgés Houthis devant le bureau du parti islamiste «al-Islah» dans une province du nord du pays, Hajjah, a indiqué une source sécuritaire.
«Le kamikaze conduisait une moto lorsqu’il s’est fait exploser près du bureau du parti al-Islah, dans le district d’abs, tuant quatre personnes, ainsi que lui-même» a déclaré, sous couvert de l’anonymat, la source, à l’Agence Anadolu (AA).
L’attaque, qui est suspectée d’avoir été perpétrée par un insurgé chiite Houthi, a causé de nombreux blessés, a ajouté la source.
Aucun groupe n’a cependant revendiqué l’attentat.
Le 21 avril, la coalition des Etats arabes menée par l'Arabie Saoudite a annoncé la fin de ses opérations militaires contre les Houthis, en déclarant que les objectifs de l’offensive "Tempête de fermeté" avaient été atteints.
L’initiative est intervenue à la demande du président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi et de son «gouvernement légitime», a déclaré le porte-parole des opérations militaires de la coalition, Ahmed al-Asiri, lors d’une conférence de presse organisée dans la capitale saoudienne, Riyad, en ajoutant que la coalition se réserve le droit de reprendre ses attaques "si besoin est".
Al-Asiri a également annoncé le lancement, mercredi, de l’opération «Redonner l’espoir», en notant qu’il s’agira d’un mélange d’efforts politiques, diplomatiques et militaires.
Depuis le 26 mars, plusieurs sites contrôlés par les Houthis, à travers le Yémen, ont été bombardés par les forces de la coalition "Tempête de fermeté".
Cette coalition est composée de cinq Etats du Golfe: Arabie Saoudite, Bahreïn, Qatar, Koweït et Emirats Arabes Unis ainsi que du Maroc, du Soudan, de la Jordanie et de l’Egypte. Les Etats-Unis avaient annoncé qu’ils assuraient une aide logistique et de renseignement.
L’Arabie Saoudite a affirmé que les bombardements surviennent en réponse aux appels du président Abdrabbo Mansour Hadi pour une intervention militaire visant à expulser les milices houthies.
Les Houthis considèrent, pour leur part, «l’offensive américano-saoudienne» comme une «violation flagrante du territoire yéménite».