Sinan Uslu,Tuncay Çakmak
28 Septembre 2017•Mise à jour: 28 Septembre 2017
AA - Corum - Tuncay Çakmak
Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a déclaré une nouvelle fois que la Turquie n’hésitera pas un instant à répondre avec fermeté à toute menace interne ou externe qui viserait la sécurité nationale.
Le Chef du gouvernement turc s’exprimait, jeudi depuis Corum (centre de la Turquie), lors d’une conférence internationale de Quadesh pour la paix, l’égalité et la fraternité.
Yildirim a d’abord souhaité s’exprimer sur la générosité de la Turquie pour venir en aide aux nécessiteux, aux plus démunis et aux victimes de guerre, conflits ou catastrophes naturelles dans le monde.
"D’après le rapport 2017 de l’Aide Humanitaire Mondiale, la Turquie est le deuxième pays le plus généreux du monde après les Etats-Unis. En prenant en compte le PIB par habitant, la Turquie arrive même en première position (données 2015). 5% des aides globales dans le monde viennent de notre pays. Nous prouvons cette grande générosité aussi à travers l’accueil sur notre sol depuis plus de six ans des réfugiés syriens", s’est-il vanté.
Il a ensuite réagi à la tenue du référendum illégitime dans le District Kurde du Nord de l’Irak.
"Certains, au nom de leurs propres intérêts personnels, ont malheureusement assombri l'avenir de millions de personnes innocentes. Quelle que soit la manière avec laquelle vous l'analysez, ce référendum ne peut pas apporter la prospérité, la fraternité et la paix à la région. Pour cette raison, la Turquie considère ce référendum comme nul", a-t-il déclaré.
Yildirim a fait savoir que désormais, le principal interlocuteur de la Turquie sera le gouvernement central irakien de Bagdad.
"Nous prendrons en considération toutes les décisions du gouvernement central, conformément à notre attachement à l’unité territoriale de l’Irak et contre toutes initiatives pouvant être une menace contre notre sécurité nationale", a-t-il dit.
"Dorénavant, notre interlocuteur pour nos frontières communes sera l'Irak, et pour les aéroports, ce sera Bagdad. Notre interlocuteur principal pour toutes nos activités économiques sera le gouvernement central irakien", a-t-il informé.
Et de poursuive : "Si la sécurité de notre pays devait être menacée, nous n'hésiterons pas un instant à répondre de la manière la plus forte, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de nos frontières."