Hafawa Rebhi
12 Septembre 2017•Mise à jour: 13 Septembre 2017
AA / Washington / Atheer Kakan
La Maison Blanche a condamné lundi la recrudescence de la violence au Myanmar qui a contraint 300 mille musulmans Rohingyas de fuir vers le Bangladesh voisin et exprimé sa «profonde préoccupation » par les attaques des deux côtés.
« Les États-Unis sont profondément préoccupés par la crise continue en Birmanie (Myanmar) », a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche Sarah Huckabee Sanders, lors d'un point presse à Washington.
La responsable américaine a souligné le déplacement et les dégâts subis par un grand nombre de la population, y compris le groupe ethnique Rohingya et le reste des minorités. Sanders a indiqué que les forces de sécurité en Birmanie ne protégeaient pas les civils et leur a demandé de mettre fin à la violence, de se conformer à la loi et d'arrêter le déplacement de personnes de toutes les ethnies.
C'est la première fois que les États-Unis avertissent expressément les forces birmanes.
Sanders a également exhorté les forces birmanes à travailler avec le gouvernement pour mettre en œuvre les recommandations du rapport du Comité consultatif sur la province d'Arakan (Ouest) présidé par l'ancien Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies Kofi Annan.
Elle a également demandé aux autorités birmanes de permettre aux médias d'entrer dans la région.
Les États-Unis ont ainsi réagi, à la suite de rapports sur des violations des droits de l'homme perpétrées par les forces de sécurité au Myanmar qui comprennent des meurtres, des incendies de villages, des massacres et des viols, a fait savoir la porte-parole de la Maison Blanche.
Sanders a également condamné les attaques contre les positions militaires des forces birmanes et la vague subséquente de violence mortelle à caractère ethnique.
« Au moins 300 mille personnes ont fui leurs maisons à la suite des attaques contre les points de sécurité birmanes le 25 août dernier », a précisé Sanders tout en réitérant la condamnation de son pays de ces attaques.
Depuis le 25 août, l'armée du Myanmar procède à un génocide contre les musulmans Rohingyas à Arakan, dans le sud-ouest du pays, provoquant une vague de condamnation à travers le monde, en particulier parmi les musulmans.
Il n'y a pas de statistiques claires sur les victimes du génocide. Mais lors d'une interview accordée à Anadolu, le militant Rohingya Omran al-Arakani a évoqué un bilan de 7 mille 354 morts et 6 mille 541 blessés depuis le début du génocide jusqu’à mercredi.
Aujourd’hui, mardi, l’Organisation des Nations Unis a mis à jour le nombre des réfugiés ayant fui Arakan vers le Bangladesh voisin depuis le 25 août pour l’estimer à 370 mille musulmans Rohingyas.