AA/Tunis/Yosra Ouanes
La première audience du procès de l’assassinat de l'opposant de gauche, Chokri Belaid, s’est ouverte, mardi, à Tunis. Trente personnes sont accusées d’être impliquées dans l’assassinat du politicien, exécuté en face de son domicile, dans la capitale tunisienne, en février 2013.
Les accusés doivent faire face, selon une source judiciaire, aux chefs d'inculpation suivants : "assassinat avec préméditation, incitation à commettre des crimes terroristes, adhésion à des groupes en relation avec une organisation terroriste, levée de fonds pour financer des personnes impliquées dans des activités terroristes, fourniture d'armes et d'explosifs au profit d’organisation en relation avec des crimes terroristes".
Chokri Belaid a été la première personnalité politique à avoir été assassiné, en Tunisie, après la Révolution de 2011. Le gouvernement tunisien de l’époque avait considéré cet assassinat comme «un crime contre la Nation, susceptible d’entraîner le pays dans un nouveau cycle de violence et de terrorisme».
Chokri Belaid, avocat de profession, occupait les fonctions de Secrétaire général du «Parti unifié des Patriotes démocrates». Il est, par ailleurs, l'un des fondateurs du rassemblement de gauche du «Front populaire».
L’audience du procès se poursuivait encore (13H00 GMT).