AA/ Tunis/ Makram Hadj Ayed
Les bureaux de vote ont ouvert, ce dimanche, à 08:00 heure locale (07:00 GMT) pour le scrutin, au suffrage universel direct, qui permettra aux Tunisiens d'élire un président de la République, le premier depuis la révolution du 14 janvier 2011 qui a mis fin au régime de Zine al-Abidine Ben Ali.
Les bureaux de vote seront clos à 17:00 heure locale (16:00 GMT) et les premières estimations suivront dans la foulée.
Adoptée en mai dernier, la loi électorale tunisienne a fixé l’ouverture des bureaux de vote de 07:00 jusqu’à 18:00 (local).
Néanmoins, pour des «raisons sécuritaires», l’Instance électorale a jugé opportun de modifier l’horaire d’ouverture et de fermeture des centres de vote.
Désormais, «Les bureaux seront ouverts à partir de 08:00 (heure locale, 07:00 GMT) jusqu’à 17:00 GMT, à l’exception de 50 bureaux situés dans les provinces de Jendouba, de Kasserine et du Kef (Ouest) qui seront ouverts de 09:00 GMT à 14:00 GMT», avait déclaré, jeudi, le Président de l’Instance des élections, Chafik Sarsar.
Plus de cinq millions d’électeurs tunisiens sont appelés aux urnes en vue de choisir un président de la République pour un quinquennat.
La diaspora tunisienne qui compte plus de 360.000 électeurs établis à l’étranger avait commencé à voter depuis vendredi et continuera jusqu'au dimanche inclus, dans six circonscriptions, dont deux en France.
Lors des élections législatives du 26 octobre dernier, le taux de participation a atteint 29 % pour les Tunisiens à l’étranger alors que le taux global s’élève à 69%.
Vingt-sept candidats sont en lice pour le scrutin présidentiel du 23 novembre 2014. Pour être déclaré vainqueur, chaque candidat devra remporter la majorité des voix (50%+1).
A défaut, les candidats classés premier et deuxième sur la liste, se disputeront un deuxième tour qui aura lieu avant la fin du mois de décembre prochain, conformément à la loi électorale.
Afin de garantir le bon déroulement de l'opération du scrutin, plus de 80 mille soldats et policiers seront déployés, notamment dans les régions frontalières Ouest et Sud du pays en prévision d’éventuels attentats terroristes.