Yosra Ouanes
19 Janvier 2017•Mise à jour: 20 Janvier 2017
AA/ Tunis / Yosra Ouannes
Le président tunisien, Béji Caïd Essebsi, a décidé de prolonger l’état d’urgence dans le pays d’un mois supplémentaire, à compter du 17 janvier courant.
La présidence tunisienne a indiqué, dans un communiqué, qu’après « consultations avec le Premier ministre, Youssef Chahed, et avec le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP, Parlement), Mohamed Ennaceur, au sujet des questions de sécurité nationale, notamment la situation sur les frontières et dans la région, le président de la République a décidé de prolonger l’état d’urgence d’un mois, à compter du 17 janvier 2017 ».
En dépit de l’amélioration de la situation sécuritaire officiellement annoncée par des responsables, la Tunisie est en état d’alerte en prévision d’une éventuelle menace terroriste.
La question du retour de ceux qui ont combattu dans les zones de conflit, et ses répercussions sur la sécurité et la stabilité du pays, a été au centre des préoccupations de l’opinion publique tunisienne, ces dernières semaines.
Pour sa part, le ministre tunisien de l’Intérieur, Hedi Mejdoub, avait révélé, il y a quelques jours, lors d’une session parlementaire que «le nombre des terroristes tunisiens présents dans les zones de tension ne dépasse pas les 2929 ».
Selon des rapports internationaux, le nombre des Tunisiens dans diverses zones de tension en Libye, en Syrie, et en Irak, est estimé à plus de cinq mille 500 combattants.
L’état d’urgence accorde au ministre de l’Intérieur des prérogatives d’exception, lui permettant notamment d’interdire des réunions, de décréter un couvre-feu, de fouiller des locaux, sans autorisation expresse de la justice.