Esma Ben Said
25 Mai 2018•Mise à jour: 26 Mai 2018
AA/Tunis/Bouazza Ben Bouazza
Les parties signataires de l'Accord de Carthage, réunies vendredi sous la présidence du chef de l'Etat tunisien, Béji Caïd Essebsi, pour, essentiellement, trancher la question litigieuse du maintien ou du départ du chef du gouvernement Youssef Chahed, ne sont pas parvenues à s'entendre sur une formule consensuelle à ce sujet.
La porte-parole de la présidence de la République, Saida Garrach, a annoncé que la réunion restera ouverte jusqu’à lundi.
Cette décision prouve que rien n’a encore été tranché sur le sort de Youssef Chahed et de son gouvernement autour desquels des divergences persistent.
Selon Saïda Garrach, les participants ont demandé de recourir à leurs structures pour adopter une position définitive concernant le remaniement gouvernemental pour qu'il soit partiel ou global englobant le chef du gouvernement.
A noter que le différend oppose essentiellement le parti Nida Tounes dirigé par Hafedh Caïd Essebsi, fils de l'actuel chef de l'Etat, qui réclame ouvertement le départ de Youssef Chahed qu'il accuse d'avoir échoué de sortir le pays de la crise économique et sociale, au mouvement d'obédience islamique Ennahdha qui considère qu'un changement radical du gouvernement est inopportun parce que synonyme d'instabilité.
Après une semaine de tractations et de négociations, les représentants (experts) des cinq partis politiques et des quatre organisations nationales sont tombés d'accord sur 63 points contenus dans le projet d'accord de Carthage 2 et ayant trait aux réformes à entreprendre, à l'exception du point 64 relatif au changement, partiel ou profond, du gouvernement.