Qualid Filsde Mohamed Chine,Adil Essabiti
22 Novembre 2018•Mise à jour: 22 Novembre 2018
AA/ Tunis
Près de 700 mille fonctionnaires tunisiens ont entamé une grève générale jeudi pour réclamer des augmentations salariales.
Il s’agit de la troisième grève générale décrétée par Union générale tunisienne du travail (UGTT) depuis la révolution de janvier 2011.
L’UGTT a décidé d’entamer la grève visant une hausse des salaires des fonctionnaires de l’Etat, après l'échec d'une série de négociations avec le gouvernement.
La grève de ce jeudi concerne les employés de la fonction publique. Cependant, elle devrait également toucher d’autres secteurs théoriquement non concernés par l’initiative, tels que les transports, la poste, et le pétrole.
Le syndicat organisera un rassemblement à 11h30 heure locale (10h30 GMT) devant le siège de l'Assemblée des Représentants du Peuple (ARP, parlement) dans la capitale, Tunis. L’UGTT a également appelé à des rassemblements de travailleurs des syndicats des régions.
Le ministère de l’Intérieur tunisien a interdit la circulation de tous les véhicules à proximité du siège du Parlement, jeudi, de 9 heures du matin, jusqu’à la fin du rassemblement de l’UGTT.
Dans ce contexte, le ministère de l'Education a décidé hier mercredi soir, de suspendre les cours dans les écoles primaires et secondaires, ainsi que dans les établissements universitaires pour toute la journée du jeudi, sans motiver sa décision.
Samedi dernier, le secrétaire général de l’UGTT, Nouredine Tabboubi, a souligné "la détermination de la centrale syndicale à entamer la grève".
Dans des déclarations précédentes, il avait appelé à "la nécessité d'augmenter les salaires des fonctionnaires du gouvernement et de renforcer le pouvoir d'achat, dans le contexte de la hausse des prix et de la dévaluation de 40%du dinar ".
L’économie tunisienne connaît des difficultés malgré une croissance de 2,6% enregistrée au cours des neuf premiers mois de 2018, contre 1,9% à la même période lors de l’année écoulée.