Khalaf Rasha
08 Décembre 2017•Mise à jour: 08 Décembre 2017
AA/ Rasha Khalaf
Le Secrétaire d'Etat américain, Rex Tillerson, a déclaré, vendredi, que la reconnaissance du président, Donald Trump, de Jérusalem comme capitale d'Israël ne représente pas le statut définitif de la ville.
Tillerson, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue français, Jean-Yves Le Drian, tenue à Paris, a déclaré que le statut définitif de Jérusalem serait déterminé par les Palestiniens et les Israéliens, dans le cadre de négociations.
"Le statut de Jérusalem et de ses frontières n'est pas définitif, et c'est aux parties concernées (Palestiniens et Israéliens) de le déterminer", a-t-il ajouté.
Tillerson a, également indiqué que le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem prendrait du temps, et pourrait ne pas avoir eu lieu avant deux ans.
Mercredi dernier, le président américain Donald Trump a annoncé dans un discours télévisé depuis la Maison Blanche, la reconnaissance officielle de son pays de Jérusalem comme capitale d'Israël et le transfert de l'ambassade de son pays de Tel-Aviv à la ville occupée.
Trump ne s'est pas limité à reconnaitre la partie occidentale de Jérusalem comme capitale d'Israël en vertu de la résolution de 1947. Ce qui implique qu'il reconnait également la dépendance de la partie orientale occupée depuis 1967 par Israël.
Les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est comme la capitale de leur État espéré, sur la base des décisions de la communauté internationale.
Israël a occupé Jérusalem-Est en 1967 et a déclaré son annexion à Jérusalem-Ouest occupée en 1948 comme «Jérusalem, capitale unifiée et éternelle», que la communauté internationale refuse de reconnaître.