AA/ Alaa Walid
La coalition de l’opposition syrienne préfère la tenue de la conférence de « Genève III » à celle de « Moscou I » qu’entend abriter la Russie fin de janvier prochain, dans le cadre des efforts visant à trouver une sortie à la crise syrienne qui sévit depuis quatre ans.
Dans une déclaration faite, dimanche, à Anadolu, Badr Jamous, membre du comité politique de la coalition de l’’opppsotiion syrienne, a affirmé que la coalition est déterminée à engager des pourparlers avec le régime sur la base de la conférence de Genève I et ne préfère pas entamer des négociations sans condition ou assorties de nouvelles conditions à Moscou, allié du régime d’al-Assad.
La coalition syrienne n’a pas besoin d’une réunion de concertation à Moscou entre les différentes factions syriennes, dès lors que la coalition mène actuellement des concertations en vue de rapprocher les vues et tient à cet effet des réunions en Egypte, en Turquie et dans plusieurs pays européens.
"Le problème ne consiste pas dans le lieu ou le timing des négociations mais plutôt dans les principes qiui les sous-tendant et la partialité de la Russie ainsi que son soutien sans équivoque au régime syrien", a-t-il encore expliqué.
Samedi, Damas s’était dite, samedi, prête à participer à une réunion de concertation à Moscou en vue de parvenir à un accord sur la tenue d’une conférence de dialogue syro-syrien sans ingérence étrangère, selon l’agence de presse syrienne (SANA, officiel)
Le chef de la Coalition nationale syrienne (CNS), Hadi el-Bahra avait démenti, samedi, l’existence à l’heure actuelle d’une initiative officielle égyptienne ou russe pour la sortie de crise en Syrie.
El-Bahra, qui s’exprimait lors d’un point de presse tenu, samedi, au siège de la Ligue des Etats Arabes, quelques heures après des déclarations de deux membres de la coalition aux médias sur l’existence d’une initiative égyptienne, a affirmé qu’il n’y a pas à l’heure actuelle d’initiative égyptienne ou russe sur le règlement de la crise en Syrie.