AA/Jérusalem/ Abderraouf Arnaout- Alaa al-Rimawi
Le ministère israélien de la Justice a élaboré un projet de loi qui interdit à tout Israélien d’appartenir aux «organisations radicales», à l’instar de «l’Etat Islamique», et qui prévoit une peine de prison de trois ans pour tous ceux qui transgressent la loi.
La ministre de la Justice, Tzipi Livni, a affirmé qu’un projet de loi a été formulé par son ministère, «permettant de traduire devant les tribunaux tout citoyen israélien appartenant à un groupe terroriste porteur d’une idéologie islamique radicale».
« Cette loi interdit à tout citoyen de participer aux activités des organisations armées dans des pays étrangers», a précisé, mercredi soir, la radio publique israélienne, citant Livni. Conformément à cette loi, le ministre de la Défense est habilité à arrêter une liste des organisations et des pays où il serait interdit aux ressortissants israéliens d’aller ou d’exercer des activités, a ajouté la ministre, soulignant que celui qui ne respecte pas cette loi pourrait s'exposer à une peine de trois ans de prison.
Selon la même radio, Livni a présenté ce projet de loi lors d’une réunion dirigée par le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu en vue de débattre de l’impact de «l’EI» sur Israël.
Cette loi cible, particulièrement, les Arabes israéliens qui constituent une communauté d’un million six cent mille personnes, selon des statistiques officielles, sur une population totale de huit millions d’habitants.
Israël tente de faire partie de la coalition internationale pour lutter contre «l’Etat Islamique», même de manière indirecte, selon des médias israéliens.
Par ailleurs, le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, est actuellement en visite au Proche-Orient dans le cadre de son plan visant la formation d’une coalition internationale contre «l’EI», considéré par Washington comme le plus grand danger qui guette les Etats Unis.