Burak Bir
25 Avril 2026•Mise à jour: 25 Avril 2026
AA/Londres/Burak Bir
Le ministère britannique des Affaires étrangères a annoncé vendredi la fermeture d’une unité chargée de suivre d’éventuelles violations du droit international par Israël, dans le cadre d’une « restructuration interne ».
Cette décision fait suite à des informations du quotidien The Guardian, selon lesquelles des coupes budgétaires au sein du Foreign Office (ministère des Affaires étrangères du Royaume-Uni), ont entraîné la fermeture du Projet de surveillance des conflits et de la sécurité, géré par le Centre pour la résilience de l’information (CIR).
Selon ces sources, le département perdra également l’accès à une base de données recensant 26.000 incidents vérifiés, à la suite d’un examen interne mené par le secrétaire permanent du ministère, Olly Robbins, récemment limogé.
Ce programme était présenté comme le seul au Royaume-Uni à collecter, vérifier et analyser des incidents liés aux droits humains et aux conflits en Israël et dans les territoires occupés.
Le Foreign Office a toutefois assuré qu’il continuerait d’investir dans le suivi des conflits et du droit international humanitaire, notamment concernant Gaza.
Un porte-parole a indiqué que ces travaux se poursuivront « au sein d’une autre équipe » et que le ministère conserve l’accès aux recherches financées auprès du CIR, utilisées parmi d’autres sources pour ses analyses.
Le ministère affirme par ailleurs poursuivre sa réforme interne afin de devenir une organisation « plus efficace et plus résiliente » face aux crises.
Réagissant à ces informations, le député indépendant Shockat Adam a dénoncé une décision qu’il qualifie de « dernier clou dans le cercueil », accusant le gouvernement travailliste d’avoir « totalement abandonné le droit international ».
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir