AA/Abuja (Nigéria)/ Rafiu Ajakaye
L’ex-président nigérian, Olusegun Obasanjo, a tenu une réunion avec des proches des chefs clés de Boko Haram, dans le cadre des efforts fournis pour assurer la libération des lycéennes enlevées par le groupe armé en avril.
« La réunion a bien eu lieu et j’y ai pris part » a confirmé Shehu Sani, un militant des droits de l’Homme dans une déclaration émise mercredi soir.
Sani a déclaré qu’il avait amené des proches des membres les plus importants de Boko Haram à rencontrer Obasanjo - ancien général de l’armée nigériane ayant tenu la fonction de président de 1999 à 2007 - pour examiner "les possibilités de sauver la situation".
«La réunion visait uniquement l'exploration d'une ouverture, une nouvelle voie pour le dialogue ou la négociation avec les membres de la secte, en vue de sécuriser la libération des jeunes filles de Chibok enlevées et maintenues en captivité depuis plus d’un mois» a ajouté Sani.
Le 14 avril, des éléments armés avaient assailli le lycée public pour jeunes filles de Chibok, situé en lisière de la forêt de Sambisa, repaire connu de Boko Haram – et avaient emporté un très grand nombre de jeunes filles dans leurs camions.
Mercredi, un membre du conseil local de la ville de Chibok dans l’Etat de Borno, Musa Elijah, avait estimé le nombre total de jeunes filles encore séquestrées par Boko Haram à 164, suite à l’évasion de quatre d’entre elles le jour même.
Dans une récente vidéo de 17 minutes, le chef du groupe, Abubakar Shekau, a offert d’échanger les lycéennes contre des combattants de Boko Haram détenus par les autorités nigérianes.
Les Nigérians restent cependant divisés concernant un éventuel échange de prisonniers. Alors que le ministre nigérian de l’Information, Labaran Maku, a récemment confié que le gouvernement explorerait «toutes les options », le porte-parole présidentiel, Reuben Abati, a cependant écarté cette possibilité.