AA/al-Quds/Abderraouf Arnaout-Alaa Errimaoui
L’armée israélienne a annoncé avoir visé par des raids aériens mardi à minuit des cibles du régime syrien sur le plateau du Golan, considérant Damas responsable de ce qui se passe sur ses terres.
Avijaa Aderaa, porte parole de l’armée israélienne pour les médias arabes a souligné dans une publication sur son compte Twitter «des avions de combat israéliens ont mené dans la nuit de mardi à mercredi (à minuit) des raids aériens sur des cibles relevant du régime syrien sur le plateau du Golan en réponse aux deux missiles lancés mardi sur nos terres ».
Aderaa a ajouté «l’armée israélienne considère que le régime syrien est responsable de ce qui se passe; et elle veillera par tous les moyens à protéger les citoyens israéliens».
Il a noté que les cibles syriennes ont été atteintes avec précision.
Moshe Yaalon, ministre israélien de la Défense a dit pour sa part que «le raid aérien est un message adressé au régime syrien pour lui signifier qu’Israël n’accepte pas qu’on bombarde ses terres et qu’on porte atteinte à sa souveraineté et qu’il répondra à tout acte de ce genre avec fermeté»
La radio publique israélienne a rapporté citant Yaalon « Israël ne laissera pas passer les tentatives terroristes qui visent la sécurité de ses ressortissants».
Deux missiles ont été lancés mardi sur le plateau du Golan en Syrie sans faire de victimes.
Des sources militaires citées par la radio israélienne soupçonnent Hezbollah d’être le commanditaire, en collaboration avec le régime syrien, de l’attaque menée mardi sur le Golan. Aucune parie n'a revendiqué sa responsabilité dans l’attaque en question (les deux missiles lancés) et le régime syrien n’a fait aucun commentaire officiel jusqu’à mercredi à 06:35 GMT.
La radio militaire israélienne avait indiqué que l’armée a répliqué aux missiles lancés (mardi) par des tirs d'artillerie en direction de la source de ceux-ci, notant qu’ils ont été lancés depuis le territoire syrien sans préciser la partie responsable.
La lancée des deux missiles survient deux semaines après la mort de six membres du parti libanais Hezbollah dans un raid aérien israélien qui les a visés dans la partie non occupée du Golan.