Mona Saanouni
26 Septembre 2017•Mise à jour: 26 Septembre 2017
AA/Pékin
Le ministère chinois des Affaires étrangères a exhorté, mardi, la Corée du Nord et les Etats-Unis à «arrêter la guerre croissante des mots» avertissant «qu’il n’y a pas de gagnant en cas où une guerre se déclenche dans la péninsule coréenne».
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang, a indiqué lors d’une conférence de presse tenue à Pékin, que «la Chine s’oppose systématiquement à la guerre et au chaos dans la péninsule coréenne».
Il a ajouté que son pays «s’oppose catégoriquement aux menaces échangées entre les deux parties (Pyongyang et Washington) ».
L’appel de la Chine intervient à la suite de l’annonce du ministre nord-coréen, lors d’une conférence de presse tenue à New York, que «les propos de Trump ont atteint la phase de déclaration de guerre».
«Nous disposons du droit de prendre des contre-mesures, y compris d’abattre les avions américains qui s’approcheraient de l’espace aérien de la Corée démocratique, comme étant un droit d’autodéfense en vertu de la Charte des Nations unis», a-t-il ajouté.
Ceci intervient deux jours à la suite de l’annonce du Département de la Défense des Etats-Unis (Pentagone), samedi, indiquant que des bombardiers et des avions de chasse américains ont survolé près de la côte Est de la Corée du Nord, en vue «d’envoyer un message clair et ferme» à Pyongyang «concernant l’existence de plusieurs options militaires entre les mains du président (Donald Trump) pour détruire toute menace (de la Corée du Nord)».
Mardi dernier, Trump a menacé, lors de son allocution devant l’Assemblée générale des Nations Unies, de «détruire» la Corée du Nord, s’il ne lui reste plus aucun choix pour défendre ses alliés.
Il a également traité le président nord-coréen, Kim Jong-Un le qualifiant du nom sarcastique «l’Homme-Missile».
La Corée du Nord a effectué 6 tests nucléaires depuis 2006, dont deux au cours des 3 semaines précédentes, et a également lancé plusieurs missiles balistiques.