AA/Malabo (Guinée équatoriale)/ Mohamed Taha Tewekel
Le président égyptien Abdel-Fattah al-Sissi et son homologue sud-soudanais, Salva Kiir, ont prévu de se rencontrer en marge du 23e Sommet ordinaire de l’Union Africaine (UA) qui commence le jeudi, à Malabo, capitale de la Guinée équatoriale.
L’annonce a suivi une réunion entre les ministres des Affaires étrangères égyptien et sud-soudanais, respectivement, Sameh Shoukry et Barnaba Benjamin.
« Des dispositions ont été prises lors de notre réunion » a déclaré, aux journalistes, Benjamin à la suite de la réunion organisée en marge de la session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UA actuellement en cours à Malabo.
« Nous nous sommes penchés sur les questions bilatérales et régionales. Les conflits [entre les Etats africains] sont en train d’être discutés » a affirmé Benjamin.
Le chef de la diplomatie sud-soudanaise avait indiqué plus tôt à l’Agence Anadolu (AA) que son pays mettait tout en œuvre pour trouver un terrain d’entente entre les Etats riverains en amont et en aval du Nil.
En 2010, les Etats en amont du Nil - l’Ethiopie, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda et la Tanzanie – ont signé l’Accord d’Entebbe dans l’objectif d’augmenter leurs traditionnelles parts respectives des eaux du Nil.
L’année suivante, le Burundi s’est joint aux pays signataires de cet accord-cadre global qui vise à remplacer un Traité de 1959, datant de l’ère coloniale, accordant à l’Egypte et au Soudan les parts les plus importantes des eaux du Nil.
Ces deux derniers pays ont pour leur part rejeté l’Accord d’Entebbe de crainte qu’il n’affecte leurs quotas des eaux.
Au cœur de cette querelle diplomatique se tient le projet de plusieurs millions de dollars US d’un barrage hydroélectrique en cours de construction par l'Ethiopie, dans la partie supérieure du Nil, et qui a ébranlé les relations égypto-éthiopiennes.