AA/ Ramallah/ Alaa Rimaoui
Plus de 589 palestiniens, dont onze députés et deux anciens ministres ont été arrêtés lors de l’opération militaire menée par Israël depuis la disparition de trois colons juifs le 12 juin courant, a annoncé le club du prisonnier palestinien (non gouvernemental).
La campagne d’arrestation a ciblé essentiellement les provinces d’Hébron, de Naplouse, de Bethléem, de Jénine et de Ramallah, cite un communiqué du Club, rendu public, lundi et dont Anadolu a eu copie.
Aucune partie palestinienne n’avait revendiqué jusqu'à présent la responsabilité de « l’enlèvement » des colons juifs, bien que le premier ministre israélien Netanyahu ne cesse de pointer du doigt le mouvement Hamas, l’accusant d’être à l’origine de cet acte. Des accusations ont été rejetées en bloc par le mouvement.
A Hébron, lieu de disparition des trois colons, plus de 219 palestiniens ont été arrêtés par les forces de l’armée israélienne, dont le président du conseil législatif palestinien (Parlement), Aziz Douik et le député du mouvement Hamas, Azzam Salhab ainsi que 14 anciens prisonniers libérés depuis peu, indique le communiqué.
Pour le reste des palestiniens arrêtés, ils sont répartis entre les villes de Neplouse (91) et de Jenine (56), poursuit la même source.
Depuis plus de deux semaines, l’armée israélienne, en quête des ravisseurs des trois israéliens mène une opération d’envergure en Cisjordanie au cours de laquelle elle a opéré des perquisitions domiciliaires et procédé à l’arrestation de centaines de partisans de Hamas, des députés du Conseil législatif palestinien et de 53 anciens prisonniers, libérés depuis peu.
L’escalade israélienne intervient au milieu des craintes d’une invasion israélienne, suite aux appels incessants du ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman en vue de « recoloniser » la bande de Gaza.
Selon Lieberman, cette hypothèse serait une alternative appropriée aux incursions « limitées » qui ne font que renforcer le mouvement Hamas.