AA/ Istanbul/ Mohamed Daher
Plus de vingt trois mille personnes ont péri à Alep, l’ex-capitale économique de la Syrie et seconde ville du pays, depuis le déclenchement de la révolution, il ya plus trois ans, révèle, lundi, un responsable local de l'opposition syrienne.
« Plus de vingt trois personnes ont été tuées à Alep depuis le déclenchement de la révolution syrienne » a annoncé le président du conseil local de la ville, Abderrahmen Daâdem, soulignant que "les victimes sont nommément listées et documentées et que plus de deux millions et cinq cent mille ont quitté leur ville en direction d’autres régions contrôlées par les rebelles, notamment dans le Rif d'Alep".
Animant un point de presse, à Istanbul, en marge des réunions de la Coalition nationale syrienne (CNS), Daâdem a indiqué que "le nombre des enfants inscrits aux écoles dans les régions libérées est estimé à 400 mille enfants. Maintenant, le chiffre a baissé à 30 mille seulement, en raison du pilonnage massif des écoles par du lancement quasi-quotidien des barils explosifs".
"Le régime tente inlassablement d’encercler et de resserrer l’étau autour de la ville d’Alep, dans une tentative visant à s'emparer d’une route sur une longueur de 8 km dans le Rif nord d’Alep afin d’empêcher l’acheminement des ravitaillements vers les habitants de la ville", dénonce le responsable de l'opposition.
« La ville d’Alep qui compte plusieurs sites classés sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco est actuellement sous blocus, en raison du laxisme et l’immobilisme de la communauté internationale", a t-il regretté, appelant "les instances internationales à agir en vue de préserver la ville et de protéger sa population »,
"Nous dénonçons fermement le mutisme dont fait preuve la communauté internationale, citant en exemple les occidentaux qui se targuent d’être les fervents adeptes de la démocratie », s'indigne t-il.
Le point de presse a été tenu en marge des réunions du comité central de la CNS dont les travaux ont démarré, dimanche et se poursuivront trois durant. Au menu de ces réunions, figure l’élection du nouveau président de la coalition ainsi que ses adjoints, le secrétaire général et le comité politique y relevant.