AA / Syrie / Alaa Walid
Le Président du comité juridique de la Coalition de l’opposition syrienne, Haythem al-Maleh, a affirmé vendredi, que « 28 factions armées étrangères combattent aux côtés du régime syrien depuis deux ans et leur présence en Syrie est légalement similaire à celle de l’EIIL», s’exprimant à propos de la réolution 2178 des Nations Unies relative à la au phénomène "des combattants étrangers".
Dans une déclaration à l’agence Anadolu, al-Malah a affirmé : «S’il y a une volonté réelle de mettre un terme à la crise en Syrie, il faudrait en faire sortir toutes les factions armées étrangères qui combattent aux côtés du régime syrien, qui commettent des crimes odieux contre les Syriens depuis plus de deux ans et ne s’en cachent pas».
« Parmi les principales factions combattant aux côtés de Bachar al-Assad il y a le parti libanais Hezbollah, les milices chiites irakiennes telles que celle de «Abul Fadhl al-Abbassi» et le Hezbollah irakien, ainsi que des Houthis yéménites, des combattants chiites d’Afghanistan et du Pakistan et bien évidemment l’armée révolutionnaire iranienne qui conduit les opérations sur le terrain à la solde du régime de Bachar al-Assad », a poursuivi al-Malihi.
Il a précisé que l’opposition syrienne avait déclaré dès le début des événements en 2011 qu’elle n’avait pas besoin de combattants ni d’armes légères ou moyennes et qu’elle n’avait besoin que d’armes développées pour équilibrer les forces avec les forces du régime.
Le Président du comité a affirmé que « l’emploi de combattants étrangers et de milices sectaires par le régime a encouragé les factions extrémistes à entrer en Syrie pour les combattre au nom du conflit confessionnel et sectaire» précisant que les deux parties sont refusées en Syrie.
«La résolution 2178 de l’ONU n’a pas mentionné Hezbollah, qui figure bien sur les listes du terrorisme, ni aucune des milices sectaires qui combattent au vu et au su de tous aux côtés d’al-Assad. Elle ne leur a même pas fait allusion alors qu’elle citent le Front al-Nosra par son nom et s’inquiète que des combattants étrangers y affluent bien que la plupart de ses membres sont syriens », poursuit al-Malihi.
Mercredi dernier, Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité, une résolution contre les "combattants étrangers" affluant vers l’Irak et la Syrie.