AA/New York / Mustafa Çağlayan
Les Etats de la coalition internationale menant des frappes aériennes contre la Syrie doivent prendre toutes les mesures possibles pour éviter les victimes civiles, ont recommandé, mercredi, les Nations Unies.
Des équipes de défenses civiles locales en Syrie ont rapporté que des dizaines d’habitants, dont des femmes et des enfants, ont été tués, dans la nuit, par des frappes aériennes de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis contre l’organisation terroriste de Daech sur le village d’Atmeh, situé dans la province d’Idleb.
La coalition a confirmé, dans un communiqué, avoir mené des "frappes délibérées" dans les alentours de la ville d’Alep où se trouve le village d’Atmeh.
«Nous sommes conscients des informations faisant état de victimes civiles liées aux frappes en Syrie et en Irak et nous continuons de les évaluer. Jusqu’à maintenant, nous n’avons pas été en mesure de vérifier aucune d’entre elles», a déclaré la coalition.
En réponse à une question d’Anadolu, le porte-parole des Nations Unies, Stephane Dujarric, a affirmé qu’il incombait à ceux menant des frappes aériennes de s’assurer qu’ils ne touchent aucun civil.
«Depuis le début de l’adoption de frappes aériennes par certains pays en Syrie, nous avons appelé toutes les parties impliquées de faire tout leur possible pour éviter de causer toute victime civile», a assuré Dujarric.
Le ministère turc des Affaires étrangères a, par ailleurs, démenti, mercredi, les informations affirmant que des appareils ayant décollé depuis la base militaire turque d’Incirlik ont pris part aux frappes aériennes de la coalition sur la ville d’Atmeh.