Mona Saanouni
19 Janvier 2018•Mise à jour: 19 Janvier 2018
AA/New York/Mohammed Tarek
L’Organisation des Nations Unies a annoncé, jeudi, que plus de 200 mille personnes s’étaient déplacées, depuis le 15 décembre dernier, en raison de la guerre continue dans la province d’Idleb (nord-ouest de la Syrie).
Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a déclaré aux journalistes à New York que l’ONU est préoccupée par « les rapports relatifs au conflit perpétuel à Idleb, causant le déplacement de plus de 200 mille personnes de la région, depuis le 15 décembre dernier, et affectant l’infrastructure, dont les services médicaux».
Et Dujarric de poursuivre que « dans la période entre le 5 et le 8 janvier courant, les attaques ciblant la région ont détérioré l’état de trois établissements de santé, en plus de détruire deux ambulances, mercredi, et de blesser un médecin dans l’explosion d’engins ».
Dujarric a également souligné que « l’ONU rappelle toutes les parties l’obligation de protéger les civils et l’infrastructure, dont les établissements médicaux et le personnel médical, conformément aux droits de l’Homme ».
Il convient de noter que 5 civils ont été tués, jeudi, et des dizaines d’autres ont été blessés, lors des raids menés par les avions russes contre des régions comprises dans l’accord des « zones de désescalade » à Idleb, utilisant des grenades « Napalm », selon un agent de secours.
La province d’Idlib avait été visée, pendant le mois dernier, par des raids aériens russes intensifiés, ayant fait 110 morts parmi les civils et plus de 240 blessés.
Des cycles de pourparlers ont été tenus dans la capitale Kazakhe, depuis le début de l’année dernière (2017), portant sur la crise syrienne et ayant abouti à des accords sur les mesures du cessez-le-feu et la détermination des «zones de désescalade» en Syrie. Ces accords ont été, cependant, enfreints par le Régime syrien et ses partisans.