AA/Genève
Environ 12 000 personnes ont fui le Nigéria pour trouver refuge dans un pays voisin, le Tchad, après le massacre de la ville de Baga, perpétré en début janvier par des éléments de Boko Haram, a rapporté le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR).
Le 3 janvier, des éléments du groupe armé extrémiste Boko Haram ont attaqué une base militaire et un groupe d’autodéfense local à Baga, Multinational Joint Task Force (MNJTF), avant de s’emparer de toute la ville.
Certaines informations font état de la mort d’environ 2000 personnes, tandis que l’armée estime ce nombre «exagéré», soutenant que «seuls cent cinquante personnes ont été tuées, dont des insurgés ».
« Environ 60% des 12 000 réfugiés nigérians, au Tchad, sont des femmes» a affirmé, mardi, aux journalistes, le porte-parole du HCR, William Spindler.
« Il y a également quatre-vingt-quatre enfants non accompagnés » a-t-il ajouté.
Environ 2000 personnes sont bloquées sur l’île de Kangala, située dans le Lac Tchad, et attendent d’être transportés vers le continent, a informé Spindler.
Le nombre de personnes déplacées internes au Nigéria depuis le 3 janvier, est de 150 000, d’après l’Agence de gestion des situations d’urgence de l’Etat de Borno. Ce chiffre n’a cependant pas été confirmé par les Nations Unies.
Des dizaines de milliers de civils ont été tués et des dizaines de milliers d’autres déplacés dans la région du nord-est du Nigéria depuis le début de l’insurrection.
Le groupe armé extrémiste Boko Haram, classé «organisation terroriste» par les Nations Unies, mène depuis cinq ans une sanglante insurrection dans les Etats du nord-est du Nigéria.
Le groupe est également responsable de la destruction de nombreux édifices de l’infrastructure publique, d’entreprises privées et du déplacement d’au moins six millions de Nigérians.