AA/Hajer Dessouki
Human Rights Watch(HRW) a demandé vendredi aux autorités omanaises de libérer immédiatement «des prisonniers d’opinion détenus pour s’être exprimé librement, formé des associations ou organisé des rassemblements pacifiques».
Dans un communiqué qu’elle a publié aujourd’hui et dont Anadolu a eu copie, HRW a souligné "les forces de l’ordre omanaises ont coutume de harceler et d’emprisonner les activistes qui utilisent les médias interactifs et ceux qui critiquent les politiques gouvernementales".
L’ONG a ajouté dans le même communiqué qu’Oman doit engager des réformes afin d’aligner sa législation aux normes internationales.
Joe Stork directeur exécutif adjoint de HRW pour la région MENA a précisé dans le même communiqué que «les méthodes des arrestations et des enquêtes adoptées par le Sultanat d’Oman semblent avoir un impact négatif réel sur la capacité des citoyens à s’exprimer » soulignant, par ailleurs: «Oman ne peut prétendre être un Etat qui respecte les droits de l’homme au moment ou ses autorités procèdent de manière aussi délibérée à l’arrestation d’opposants pacifistes»
L’ONG rappelle l’humiliation faite aux manifestants arrêtés sur ordre du Sultan omanais entre 2011 et 2012 pour avoir appelé à des réformes politiques.
HRW a cité le cas de l’activiste Said al Jaddad arrêté selon des proches le 10 décembre courant, sans mandat d’arrêt pour avoir appelé à plusieurs reprises à engager des réformes politiques et sociales sur son compte facebook et sur son blog.
L’ONG rapporte en outre sur des activistes, des journalistes et des blogueurs sans citer leur nom que «Les harcèlements incessants auront un impact négatif sur la liberté d’expression à Oman ».
HRW précise qu’en tant qu’ONG elle s’est déjà adressée le 25 septembre dernier au gouvernement omanais pour exprimer son inquiétude et demander des informations sur les affaires des activistes et opposants visés sans recevoir aucune réponse de la part de celui-ci.
Il n’a pas été possible d’avoir un commentaire immédiat de la part des autorités omanaises sur les informations relayés par HRW.