Mariem Njeh
09 Septembre 2026•Mise à jour: 09 Septembre 2026
Le Conseil des gouverneurs de l'AIEA a voté, mercredi, en faveur du renvoi du dossier de l'Iran devant le Conseil de sécurité (et l'Assemblée générale) des Nations unies, évoquant un non-respect persistant de ses obligations en matière de garanties liées au TNP.
La résolution a été proposée par les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne.
L'AIEA n'a pas eu accès à des installations nucléaires clés en Iran depuis qu'Israël, rejoint par les États-Unis, a mené en juin 2025 des frappes sur des sites nucléaires.
L'Iran, la Russie et la Chine ont jugé dans une déclaration commune devant le Conseil des gouverneurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne, que la tentative des États-Unis et des trois pays européens (E3: France, Allemagne, Royaume-Uni) de saisir le Conseil de sécurité de l'ONU sur le dossier nucléaire iranien était « sans base légale », appelant les États membres à ne pas soutenir le projet de la résolution.
Selon la déclaration, relayée par la presse iranienne, l'ensemble des dispositions de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l'ONU ont pris fin le 18 octobre 2025.
Les trois pays qualifient de « nulle et sans effet » toute tentative des États-Unis et de l'E3 d'activer le mécanisme dit de « snapback » contre l'Iran, et estiment que la demande adressée au directeur général de l'AIEA de faire un rapport sur la mise en œuvre de ces résolutions « manque de base légale » et « risque de politiser ce qui devrait rester une question technique ».