AA / Lagos / Ravio Ajackey
Le commandant de l’armée nigériane, Alex Badeh, a déclaré, jeudi, que l’ère du régime militaire est révolue, affirmant son engagement pour un régime démocratique au Nigéria.
S’adressant à une délégation du Comité national pour la paix au Nigéria, en visite au siège du ministère de la Défense dans la capitale Abuja, Badeh a affirmé : «L’ère de du régime militaire est à jamais révolue dans ce pays».
«Nous sommes les forces armées du Nigéria et non celles d’un quelconque parti politique et nous serons au service des autorités désignées», a tenu à souligner Badeh.
Il a par ailleurs expliqué que l’intervention de l’armée au cours des élections du mois dernier avait pour unique objectif de garantir la sécurité ainsi que la non-ingérence dans les affaires politiques et protéger les élections d’une éventuelle fraude.
Le Nigéria a un passif de régime militaire brutal qui remonte au 15 janvier 1966 lorsqu’un groupe de soldats a assassiné le Premier ministre et des politiques haut-placés originaires pour la plupart du nord du pays.
L’instabilité engendrée par le coup d’Etat et l’assassinat des politiques ont ouvert la voie à un contre-coup d’Etat en juillet 1966 qui avait coûté la vie au dirigeant militaire de l’époque, Johnson Aguiyi-Ironsi.
Depuis le Nigéria n'a pas connu de régime autre que celui des militaires sauf pendant d le court intermède qui a suivi les élections générales de 1979.
La semaine dernière, Buhari, un ancien dirigeant militaire du Nigéria, a été le premier candidat de l’opposition à réussir contre le président enplace grâce à des élections dans toute l’histoire du Nigéria.
Il avait été officiellement déclaré, mercredi matin, vainqueur de l’élection présidentielle nigériane très disputée, contre son principal concurrent, le président en exercice, Goodluck Jonathan, grâce à une avance de plus de 2,5 millions de voix.