AA/ Maiduguri (Nigéria)/ Olarewaju Kola
Au moins douze personnes ont été tuées, mardi matin, dans ce qui est suspecté d'être un attentat suicide ayant frappé une place de marché au cœur de la capitale de l’Etat du Borno, Maiduguri.
«A environ 8h10, un camion, en mouvement, transportant du charbon a explosé près du Marché international de Maiduguri causant la mort de douze personnes, dont le conducteur et un passager qui étaient apparemment des kamikazes » a déclaré un habitant local nommé Adamu Jingi à l’Agence Anadolu (AA).
Jingi a indiqué que l’armée avait bouclé la zone, bien que la tension soit montée d’un cran lorsqu’une foule de jeunes en colère se sont rassembler et ont commencé à remettre en cause «la sincérité» des troupes du gouvernement.
Un journaliste de Anadolu, présent sur les lieux, a rapporté que dix véhicules avaient été brûlés.
Certains des blessés ont déjà été transférés à l’Hôpital universitaire de Maiduguri.
Un autre témoin oculaire, Muntari Yau, a pour sa part affirmé que « le camion avait été garé dans un petit parking proche du marché. »
" J’ai compté dix cadavres" a ajouté Yau, vendeur d’Igname dans le même marché.
Des sources à l’Hôpital général de Maiduguri, situé à quelques mètres du marché, ont cependant indiqué qu’elles ont reçu douze corps.
« Nous avons reçu maintenant un total de douze corps. Ils ont été amenés ici 30 minutes après l’explosion» a déclaré un infirmier à Anadolu, sous couvert d’anonymat, ajoutant que la structure médicale était maintenant «débordée».
L’armée nigériane a également confirmé l’explosion.
«Un camion chargé de charbon et engins explosifs improvisés a détoné, ce matin à Maiduguri. La zone a été bouclée» a déclaré l’armée sur son compte Twitter officiel, sans préciser un bilan de victimes.
Les autorités de l’Etat de Borno n’ont pas encore émis de commentaires jusqu’à maintenant.
Il s’agit de la troisième attaque grave à Maiduguri depuis le début de l’année.
En mars, environ 50 personnes avaient trouvé la mort dans l’explosion d’une bombe dans un centre de visionnage de matches de football situé dans la capitale provinciale.
Cinq autres nigérians avait été tués, en mai, dans ce qui avait été décrit comme un un attentat suicide.