AA/ Lagos/ Rafiu Ajakié
Les autorités nigérianes ont annoncé, vendredi, un cessez-le-feu avec le groupe Boko Haram dans le cadre d’un accord englobant la libération de plus de deux cent lycéennes détenues depuis six mois par le groupe.
Dans une déclaration aux médias, le coordinateur du centre national de l’information sur la lutte contre le terrorisme (gouvernemental), Mike Omri, a affirmé que « le gouvernement est parvenu à un accord avec le groupe Boko Haram prévoyant un cessez-le-feu et la libération de plus de 200 jeunes lycéennes enlevées depuis six mois dans la ville de Chibok dans l’Etat de Borno (nord-est du pays) ».
Depuis mai dernier, l’état d’urgence a été décrété dans les provinces de Borno, de Yobe et d’Adamaw dans le nord-est du pays en vue d’enrayer la menace de Boko Haram.
Le 14 avril dernier, plus de deux cents jeunes filles ont été enlevées par le groupe Boko Haram dans l'État de Borno, au nord-est du Nigeria, l'épicentre de l'insurrection menée par Boko Haram depuis cinq ans.
Le rapt avait été revendiqué par le chef du groupe, Aboubakar Mohammed Shekau, qui a menacé de vendre ses jeunes otages comme esclaves.
Plusieurs dizaines d'entre elles avaient réussi à s'enfuir mais plus de 220 seraient toujours aux mains du groupe armé.
Désemparées par l'ampleur de l’exaction, les autorités nigérianes ont appelé à la rescousse les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France, et leurs voisins tchadiens et camerounais.
"Boko Haram", dans la langue des tribus «Haoussas» réparties dans le nord du Nigéria à majorité musulmane signifie "L’enseignement occidental est illicite".
Fondé au mois de janvier 2002 par Mohamed Youssef, ce groupe plaide en faveur de l’application de chariaa islamique dans les différents Etats du Nigéria y compris dans ceux situés au sud du pays à dominante chrétienne.