AA/Maiduguri (Nigéria)/ Olarewaju Kola
Au moins vingt-huit membres du groupe armé extrémiste Boko Haram ont été tués, dans la nuit de dimanche à lundi, lors d’affrontements avec l’armée nigériane dans l’Etat du Borno, a révélé, lundi, un haut responsable militaire.
«Boko Haram a lancé une attaque contre la ville de Damboa, dimanche soir, mais nos soldats et nos officiers en service l’ont repoussé» a expliqué, lundi, un haut responsable militaire, sous couvert d’anonymat.
Les insurgés ont essayé de se réintroduire dans Damboa située à environ 85 kms au sud-ouest de la capitale provinciale du Borno, Maiduguri. Boko Haram avait déjà réussi à en prendre le contrôle mais les soldats avaient réussi à les chasser de la ville.
« Nous leur avons fait face et vingt-huit des terroristes sont morts» a indiqué la source militaire.
L’armée nigériane ne s’est jusqu’à maintenant pas officiellement exprimée concernant cette dernière bataille.
Les communications avec les habitants de Damboa sont difficiles depuis le 17 juillet, date à la quelle les éléments de Boko Haram s’étaient emparés de la ville, avaient détruit les installations téléphoniques et tué au moins quatre-vingts personnes, dont des policiers, des soldats et un commandant de l’armée nigériane.
Plus de 15 000 habitants de la commune avaient été déplacés au lendemain de la bataille, d’après l’Agence de gestion des catastrophes du Nigéria (NEMA).
Le Nigéria a annoncé, vendredi, avoir conclu un accord de cessez-le-feu avec Boko Haram. L’entente stipule l’échange de plus de 200 écolières nigérianes, enlevées par le groupe extrémiste en avril dernier, avec des membres de Boko Haram emprisonnés.
Depuis l’annonce du cessez-le-feu, Boko Haram a cependant été pointé du doigt pour avoir déjà commis trois attaques contre des communes du Borno.
Outre Damboa, Maikadiri a été attaquée, samedi, par une vingtaine d’éléments de Boko Haram, tandis qu’un village près de Shaffa a également essuyé une offensive.
Environ six millions de personnes ont été déplacées à travers la région du nord-est du Nigéria où le groupe armé extrémiste Boko Haram mène, depuis cinq ans, une sanglante insurrection.
L’organisation classée « terroriste » par les Nations Unies est également accusée de plusieurs attaques contre des lieux de culte, des institutions gouvernementales et de l’enlèvement de centaines de personnes, dont environ 276 lycéennes, en avril dernier.