AA/Lagos (Nigéria)/ Rafiu Ajakaye
Plusieurs éléments du groupe armé extrémiste Boko Haram ont été tués, jeudi, dans le bombardement de la forêt de Sambisa, d’après l’armée nigériane.
«Une opération concertée de frappes aériennes par les Forces aériennes nigérianes est en cours dans l’objectif d’éliminer tous les terroristes de leurs enclaves» a déclaré le porte-parole de l’armée, Chris Olukolade, dans un communiqué.
«Les frappes aériennes, qui ciblent aujourd’hui des camps d’entrainement et des entrepôts logistiques des terroristes dans la forêt de Sambisa et des zones de Gwoza, sont un grand succès » a affirmé Olukolade.
«La mort d’un grand nombre de terroristes a été enregistré, tandis que de nombreux autres sont en train de fuir de leurs bases à travers la forêt » a-t-il ajouté.
Le porte-parole a assuré que l’armée fournira un bilan précis du nombre d’insurgés tués au fur et à mesure du déroulement des opérations.
«En parallèle, des frappes aériennes se poursuivent dans d’autres lieux» a indiqué Olukolade.
Ces bombardements interviennent au lendemain d’opérations militaires durant lesquelles l’armée a affirmé avoir tué, en l'espace de deux jours, 300 insurgés et libéré onze villes auparavant sous le contrôle de Boko Haram.
Boko Haram est présenté comme un groupe armé extrémiste prêchant une version extrême de l’Islam, bien que plusieurs de ses membres arrêtés aient avoué que les chefs de l’organisation discouraient rarement sur l’Islam.
Les analystes sont eux-mêmes divisés quant au penchant idéologique du groupe, et certains des experts affirment même qu’il s’agit d’un mouvement politique se dissimulant sous la bannière de la religion.
L'organisation, classée «terroriste» par les Nations Unies, mène depuis cinq ans une sanglante insurrection dans les Etats du nord-est du Nigéria.
Des dizaines de milliers de civils ont été tués et des dizaines de milliers d’autres déplacés dans la région du nord-est du Nigéria depuis le début de l’insurrection.