Yosra Ouanes
02 Février 2018•Mise à jour: 02 Février 2018
AA/ Tunis/ Yosra Ouanes
Le ministère tunisien de la Défense nationale, a annoncé, jeudi, avoir arrêté 165 personnes en janvier, dont des contrebandiers ainsi que d’autres ayant franchi, illégalement, les frontières sud-est du pays.
"Les unités militaires avaient pu, en janvier, arrêté 165 personnes à la frontière sud-est dans la zone frontalière tampon", a appris Anadolu d’un communiqué du ministère.
"Des contrebandiers figurent parmi les arrêtés, ainsi que d’autres personnes ayant franchi les frontières d’une manière illégale", a indiqué le communiqué soulignant "la présence de 17 Libyens et de 16 autres d’origine africaines (non identifiées) ".
Selon la même source, l’armée tunisienne a également saisi "une kalachnikov, 11 cartouches, deux fusils de chasse, 50 camions et 22 véhicules de contrebande chargés de marchandises différentes, dont la valeur dépasse 3,16 millions de dinars".
Le ministère a précisé que "l’opération s’inscrit dans le cadre de lutte contre le crime organisé, la contrebande et la traite des êtres humains à la frontière sud-est dans les zones frontalières tampon".
La bande frontalière méridionales reliant la Tunisie, l'Algérie et la Libye avait été déclarée zone tampon depuis l'été de 2013. Ainsi tout accès à cette zone requiert la permission des autorités.
En février 2016, les autorités tunisiennes avaient achevé la construction d'une barrière de sable de 260 kilomètres de longueur, érigée le long de la frontière avec la Libye.
La barrière s'étend du passage frontalier de Ras Jedir (à Ben Gardane, le plus grand passage terrestre entre les deux pays) au poste frontière de Dehiba Wazin relevant de la province de Tataouine dans le sud-est du pays.
Selon les autorités tunisiennes, cette barrière, dont la construction avait débuté en 2015, servirait d’empêcher la contrebande d'armes et l'infiltration d’éventuels terroristes dans le pays.