AA / Bagdad / Ali Jaouad
Le Vice-président irakien et ancien Premier ministre, Nouri Maliki, a appelé, vendredi, le gouvernement bahreïni à libérer Ali Salmane, Président de l’association bahreïnie chiite d’opposition, "al-Wifaq" (Le consensus national).
Des sources proches du ministre irakien des Affaires étrangères ont par ailleurs, dévoilé que ce dernier compte jouer le rôle de médiateur pour libérer Ali Salmane.
Dans un communiqué publié par son bureau vendredi, et dont Anadolu a eu copie, Maliki (chiite) a dénoncé l’arrestation de Secrétaire général de l’association al-Wifaq, Ali Salmane, et a appelé le gouvernement bahreïni à «respecter les savants».
«Par leurs revendications, le mouvement al-Wifaq et les savants bahreïnis n’ont pas dépassé la limite de leurs droits légitimes », indique le communiqué citant Maliki.
La veille de la déclaration de Nouri al-Maliki, l’Alliance nationale (chiitie), l’un des plus grands blocs parlementaires irakiens (auquel appartient le Premier ministre, Haydar Abadi) a appelé le gouvernement bahreïni à libérer «immédiatement» Salmane.
D’autre part, Sadek al-Mehna, membre du bloc parlementaire de la Réforme nationale, présidé par le ministre irakien des Affaires étrangères, Ibrahim al-Jaafari, a dévoilé, vendredi, que ce dernier interviendra officiellement en médiateur pour libérer Ali Salmane.
L’association bahreïnie avait annoncé, mardi dernier, que le ministère public a émis un ordre d’emprisonnement pendant une semaine, à l’encontre de son Secrétaire général, Ali Salmane, pour enquête. Ce dernier a été accusé de plusieurs délits, notamment "prôner le changement de régime par la force, menacer par des moyens illégaux, et humiliation publique du ministère de l’Intérieur".
Le Secrétaire général du Conseil de Coopération du Golfe, Abdellatif al-Zayani, a exprimé, jeudi, le «refus» des pays membres du Conseil de toute «ingérence dans leurs affaires internes». Il a de même dénoncé les réactions et déclarations du ministère iranien des Affaires étrangères concernant l’affaire, selon l’agence de presse saoudienne officielle.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, avait appelé, mercredi, à la « libération immédiate » de Ali Salmane, affirmant que « traiter violemment les leaders qui jouissent du respect du peuple ne fera qu’augmenter les dangers».
Manama a dénoncé ces déclarations, les considérant comme une ingérence dans ses affaires internes et les qualifiant de «politique agressive ».
De son côté, le Secrétariat d’Etat américain a déclaré, dans un communiqué publié mercredi : «Nous sommes extrêmement inquiets quant à l’arrestation et l’interrogatoire du leader de l’opposition bahreïnie, Ali Salmane, qui se poursuit encore».