AA / Moscou / Nidhal Jabr
Le ministère russe des Affaires étrangères a affirmé, lundi, qu’ "il n’existe aucune alternative à une solution politique à la crise syrienne", conformément aux principes issus de la Conférence de «Genève 1» en date du 30 juin 2012.
L’affirmation a été faite par le représentant spécial du président russe pour les Affaires du Moyen-Orient et des pays africains et vice-ministre russe des Affaires étrangères, Michaël Bogdanov, lors de son entretien lundi avec l’envoyé spécial du secrétaire d’Etat américain pour la Syrie, Daniel Rubinstein.
«Bogdanov a affirmé au responsable américain que la recherche d’une solution pacifique doit se faire à travers un dialogue élargi entre le gouvernement syrien et les factions de l’opposition», souligne un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères publié mardi, mettant l’accent sur «l’impératif de respecter l’unité et la souveraineté du territoire syrien».
L’entretien a été l’occasion, pour les deux parties, d’échanger les vues sur l’évolution de la situation en Syrie et sur les efforts visant à identifier une solution pacifique à la crise qui secoue le pays, outre les dossiers de l’extrémisme et de la lutte contre le terrorisme international.
Rubinstein s’était également entretenu avec le directeur du département Moyen-Orient et Afrique du Nord du ministère russe des Affaires étrangères, Sergueï Verchinine.
La déclaration de la Conférence de «Genève 1» que la Syrie tient à établir comme point de départ pour toute solution politique éventuelle, prévoit un cessez-le-feu et l’arrêt immédiat des violences, la libération des prisonniers, l’acheminement de l’aide humanitaire vers les zones assiégées, la garantie de la liberté de mouvement des journalistes, la garantie de la liberté de manifester pacifiquement des citoyens et la formation d’un gouvernement de transition jouissant de toutes les prérogatives.
Les divergences sur la place du président syrien Bachar al-Assad dans l’avenir du pays sont à l’origine du blocage de ce processus et de l’échec des deux rounds de négociations de «Genève 2», tenus entre janvier et février 2014 et visant à parvenir à une solution politique dans le pays.
La Syrie est en proie à une crise politique et sécuritaire qui secoue le pays depuis mars 2011. Le conflit syrien a déjà fait plus de 220 mille morts et plusieurs millions de réfugiés, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.