AA/ Antananarivo-UA/ MA
L'Union africaine (UA) a condamné mercredi les déclarations faites par l'ex-président Marc Ravalomanana, à son arrivée lundi à Anatananarivo (Madagascar), après cinq ans d’exil en Afrique du Sud, dans un communiqué publié sur son site officiel.
L'organisation panafricaine a ainsi qualifié de « provocation inadmissible » sa mise en doute de la légitimité du président élu Hery Rajaonarimampianina.
« La remise en cause de la légitimité des institutions malgaches, issues d'élections libres et démocratiques et dont les résultats ont été reconnus par l'ensemble de la communauté internationale, y compris l'UA et la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC), est une provocation inadmissible », note la présidente de la Commission africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, dans le même communiqué.
Marc Ravalomana est rentré lundi d'Afrique du Sud, où il était en exil depuis son renversement début 2009, suite à un mouvement de rue.
Réagissant à l’interception de l’ex-chef d’Etat malgache ainsi qu’à sa garde dans un lieu toujours tenu secret, l’UA fait part de son approbation des mesures prises par le gouvernement pour « gérer la situation », d’après le même communiqué.
A son arrivée à Antananarivo, Marc Ravalomanana a tenu une conférence de presse affirmant que le président actuel « Hery Rajaonarimampianina a eu la reconnaissance internationale mais ce n’est pas le choix du peuple qui a été reflété ». Il a ensuite ajouté : « ni lui, ni son épouse, ni son adversaire Andry Rajoelina arrivé au pouvoir par la force début 2009 n'ont eu le droit de se présenter. Quand j'ai quitté le pays j'étais au pouvoir. Maintenant que je suis revenu, les Malgaches savent ce qu'ils doivent faire ».
Le retour de Marc Ravalomanana au pays s'est effectué sans concertation ni avec les autorités malgaches ni avec (SADC), a démenti l'UA.