AA/ Antananarivo/ Alain Iloniaina
L’ancien président malgache, Marc Ravalomanana, a été interpellé, lundi, à Antananrivo, par les forces de l’ordre quelques heures après son retour d'exil.
Plusieurs dizaines d'éléments des forces de l’ordre ont fait irruption chez lui, après avoir tiré sur la serrure de son domicile, pour l’amener de force en début d’après-midi, selon des témoignages recueillis par Anadolu.
Aucune source officielle n'a confirmé les bruits de sa présence dans l’enceinte du commandement de la gendarmerie alors que ses partisans convergent vers ces lieux depuis quelques heures, selon les mêmes sources.
« Je suis de retour dans mon pays. Je suis très content. Je suis de retour, non pas pour semer la trouble mais apporter la paix», avait déclaré Marc Ravalomanana à la presse, à son domicile dans la matinée, entouré par sa famille et les membres de sa formation politique, après cinq ans d’exil en Afrique du Sud.
« Le gouvernement n’a pas été informé de ce retour » avait expliqué Henry Rabary-Njaka, directeur de cabinet du président de la République Hery Rajaonarimampianina, à la presse « Nous allons prendre des mesures devant ce retour. Mais on doit faire attention à la décision que l’on va prendre ».
L’ancien chef de l’Etat avait été très critique contre le régime ces derniers jours. Il avait déclaré le retrait de son soutien à Hery Rajaonarimampianina, l'actuel président malgache qui avait récemment déclaré à la presse que le retour de l’ancien chef de l’Etat devrait être discuté pendant le processus de réconciliation nationale.
Marc Ravalomanana a quitté le pays dans la précipitation après une pression d’un mouvement de rue le 17 mars 2009. Durant la récente période de transition, la justice l’avait condamné par contumace à des travaux forcés à perpétuité pour la mort d’une trentaine de manifestants devant le palais présidentiel le 7 février 2009.