AA/Genève/Mohamad Cheikh Youssef
L’émissaire de l'Organisation des Nations Unies (ONU) en Syrie, Staffan de Mistura a affirmé que «les consultations commencent mardi à Genève avec la participation de 40 entités de l'opposition syrienne politique et militaire, d’une délégation du régime, et de 20 intervenants internationaux».
Dans une conférence de presse, tenue dimanche au siège des Nations Unies à Genève, de Mistura a indiqué «ne pas s’attendre à des résultats ou à des déclarations», précisant que les consultations «peuvent durer jusqu'à cinq semaines, et se poursuivre en fonction des développements».
L’émissaire de l'ONU a souligné qu’il soumettra un rapport sur la question aux Nations Unies d'ici la fin du mois de juin prochain.
De Mistura a relevé que «ces consultations ne sont pas considérés comme Genève 3, et ne constituent pas un nouveau cycle de négociations» soulignant qu’il s’agit «d’écouter toutes les parties, conformément aux directives du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon ».
Il a souligné qu'il faudrait «faire participer ceux dont on n’entend pas la voix dans des pourparlers pour des consultations sur la Syrie, pour tracer les contours d’une sortie de crise, et ouvrir la voie à la Paix».
Staffan de Mistura a affirmé que «les discussions se poursuivront cinq à six semaines, et il n'y a pas de date prévue pour leur fin. C’est un processus continu. On dressera l’inventaire de ce qui aura été réalisé à la fin de juin prochain. D’ici là, les négociations peuvent se poursuivre».
L'opposition syrienne cherche depuis mars 2011 à mettre fin aux 44 ans de règne de la famille Assad, et à établir un Etat démocratique marqué par l’alternance au pouvoir. Mais le régime syrien a choisi l’option militaire pour arrêter les manifestations, poussant la Syrie dans une spirale de violence. Les combats sanglants entre les forces du régime et l’opposition se poursuivent jusqu’à aujourd’hui.