AA - Genève - Nur Gülsoy
L'Organisation des Nations Unies (ONU) cherche une solution en Libye dans trois semaines.
L'Emissaire spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la Libye, Bernardino Leon a annoncé, dans une conférence de presse organisée mardi à Genève à l'occasion du début du nouveau tour des entretiens interlibyens, vouloir passer aux réunions en tête à tête entre les parties, et de trouver un accord d'ici la fin du mois en cours.
Selon Leon, la Libye traverse une période difficile et il y a peu de temps pour trouver un accord: "Nous appelons les parties à faire l'effort de parvenir à un accord sur un gouvernement de consensus national et sur les annexes d'un accord politique, d'ici la fin du mois d'août. Cela dépendra largement de la volonté politique des parties, de leur créativité et de leur sagesse," a dit Leon.
L'envoyé spécial de l'ONU a estimé que l'accord final pourrait être signé dès la première semaine du mois de septembre si les parties agissent de manière pragmatique.
Il a aussi averti que ce processus ne doit pas s'étendre jusqu'au mois d'octobre, car ce serait risquer d'engendrer davantage de chaos.
La réunion prévue pour mardi avait été reportée à mercredi, à cause des exigences du Congrès national général (CNG) aux rectificatifs à apporter au projet d'accord politique proposé par l'ONU .
Le CNG a mandaté dimanche son président, Nouri Abou Sahmeïn, pour informer l’émissaire onusien pour la Libye, que le Congrès tient à introduire ses amendements sur les principales dispositions de l’accord, et non pas de les ajouter aux annexes. Le CNG exige, également, des garanties internationales pour l’application de l’accord politique par toutes les parties participantes aux pourparlers.
Il est prévu donc que cette réunion se termine dans la journée courante, mais peut être prolongée à jeudi aussi, selon les sources onusiennes.
Deux courants se disputent le pouvoir en Libye, un premier libéral dans l’est du pays (Tobrouk) et un second d’obédience islamique dans l’Ouest (Tripoli). Chacun des protagonistes dispose de son gouvernement, de son parlement et de son armée.
Les participants au dialogue politique interlibyen dans la ville marocaine de Skhirat avaient paraphé, le 12 juillet, la proposition onusienne suggérant de mettre fin à la crise sécuritaire et politique qui secoue la Libye, en dépit de l’absence de la délégation du Congrès National Général.