AA - Bruxelles - Nur Gülsoy
Les pays européens ont décidé d'accueillir plus de 22 000 demandeurs d'asile ayant besoin de protection internationale.
Les demandeurs d'asile dont la plupart seront sélectionnés parmi des Syriens, seront accueillis par les pays membres de l'Union européenne (UE) .
Selon le tableau de répartition sur lequel les ministres de l'Intérieur de l'UE se sont mis d'accord, les membres de l'Union et les pays de la zone Schengen sélectionneront les 22 504 personnes parmi celles vivant dans les camps en dehors de l'UE.
La répartition sera comme suit: 3 500 personnes en Norvège, 2 375 personnes en France, 2 200 au Royaume-Uni, 1 989 en Italie, 1 900 en Autriche, 1 600 en Allemagne, 1 449 en Espagne, 1 100 en Belgique, 1 000 aux Pays-Bas et au Danemark chacun, 900 en Pologne, 520 en Irlande, 519 en Suisse, 491 en Suède, 400 en République tchèque, 354 en Grèce, 293 en Finlande, 191 au Portugal, 150 en Croatie, 100 en Slovaquie, 80 en Roumanie, 69 en Région chypriote grecque, 70 en Lituanie, 50 en Bulgarie, Lettonie et Islande chacune, 30 au Luxembourg, 20 en Estonie, Slovénie et Liechtenstein chacun et 14 à Malte.
La Hongrie a déclaré ne pas accepter de demandeurs d'asile.
En outre, les pays membres de l'UE ont décidé de répartir les 32 256 demandeurs d'asile déjà sur place, afin de partager le fardeau des pays qui ont subi les plus grandes vagues, tels que la Grèce et l'Italie.
Dans ce cadre, l'Allemagne a accepté d'accueillir 10 500 et la France 6 752 personnes supplémentaires.
Le président du groupe socialiste du Parlement européen, Gianni Pittella a estimé ces promesses insuffisantes, les qualifiant de "comédie".
"Alors que certains membres de l'UE se disputent pour calculer s'ils accueilleront 250 ou 500 demandeurs d'asile, la Turquie, la Jordanie et le Liban en ont déjà accueilli plus 3,5 millions, a déclaré Pittella. Cela démontre la solidarité de ces pays, tandis que c'est le contraire en Europe. Compte tenu de ces chiffres, comment pouvons-nous réclamer le leadership dans le monde?"